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La loi sur l'extension du pass sanitaire, controversée, est définitivement promulguée

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Par Euronews avec AFP
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Les opposants sont descendus dans la rue dès l'annonce de la décision du Conseil constitutionnel
Les opposants sont descendus dans la rue dès l'annonce de la décision du Conseil constitutionnel   -   Tous droits réservés  STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
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La loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, comprenant les modalités de l’extension du pass sanitaire, est parue vendredi au Journal officiel, au lendemain de sa validation, pour l’essentiel, par le Conseil constitutionnel, en dépit de la crispation d'une partie de la population.

Des manifestations déjà prévues

Plusieurs centaines d'opposants se sont réunis devant le conseil d'Etat pour faire part de leur déception, comme cette employée d'hôpital :"Je suis dépitée malgré que je savais qu'il y avait très peu d'espoir mais non, je suis dépitée et pis de voir qu'on est une poignée devant le Conseil pour défendre nos libertés, je ne comprends pas. Je suis vraiment dégoûtée, moi je ne veux pas me faire vacciner."

Plusieurs appels ont déjà été lancés pour manifester de nouveau ce samedi. Le week-end dernier, la manifestation avait réuni plus de 200 000 personnes selon le ministère de l'intérieur.

"Aucune atteinte disproportionnée aux libertés"

Aucune des objections contre le pass sanitaire n'ont été retenues par les sages : atteinte "disproportionnée" aux libertés, problèmes des contrôles confiés à des serveurs de restaurant ou à des contrôleurs de la SNCF ou encore l'"obligation vaccinale déguisée".

Le Conseil ne trouve également rien à redire à l'obligation vaccinale pour les soignants et autres professions en contact avec des personnes à risque. Il le valide aussi pour les visiteurs ou les patients non urgents dans les établissements de santé et maisons de retraite tant qu'il ne fait pas "obstacle à l'accès aux soins".

La possibilité pour les préfets de soumettre l'accès de certains centres commerciaux au pass sanitaire est également validée mais doit être appliquée de façon "proportionnée".

Le pass sanitaire est déjà entré en vigueur en juillet dans les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes. Les jeunes entre 12 et 17 ans en sont exemptés jusqu'au 30 septembre.

Cela va avoir un coût de temps à vérifier les pass, et une perte de chiffre d'affaires avec des clients qui ne viendront plus.
Hervé Bécam
Vice-président de l'Umih.

La nouvelle loi va l'étendre aux cafés, restaurants, foires et salons professionnels, ainsi qu'aux avions, trains, cars longs trajets et aux établissements médicaux sauf urgence.

Les professionnels de certains secteurs, comme Hervé Bécam, vice-président de l'Umih, principale organisation de l'hôtellerie-restauration, s'inquiètent : "Cela va avoir un coût de temps à vérifier les pass, et une perte de chiffre d'affaires avec des clients qui ne viendront plus".

L'exécutif satisfait, l'opposition s'insurge

Le gouvernement est lui satisfait de cette décision. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a défendu le pass sanitaire, crucial pour lutter contre la pandémie : _"Nous sommes en train d'affronter la 4ème vague, il nous faut donc continuer à prendre des mesures pour sauver des vies. Protéger les autres". _

Du côté de l'opposition politique, la décision a déclenché une salve de critiques, en particulier à l'extrême droite et à l'extrême gauche.

Marine Le Pen s'oppose clairement. En la comparant avec l'immigration, selon elle la loi entrave la liberté de circuler des français dans leur propre pays.

De l'autre côté de l'échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon s'est montré déçu du conseil constitutionnel, qui ne protège aucune des libertés menacées par le pass sanitaire selon lui.*

La promulgation de la loi intervient en pleine nouvelle vague de l'épidémie. Le nombre d'hospitalisations, et le nombre de contaminations continuent chaque jour d'augmenter.