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Extension du pass sanitaire : ce qui change en France à compter de ce lundi

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Par euronews avec AFP
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Contrôle de pass sanitaire dans un bar de Strasboug, dans l'est de la France, le 9 août 2021
Contrôle de pass sanitaire dans un bar de Strasboug, dans l'est de la France, le 9 août 2021   -   Tous droits réservés  FREDERICK FLORIN / AFP
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Contesté par certains, accepté par d'autres, mais voté à l'Assemblée : quelque soit l'avis des Français, une chose est sûre : à compter de ce lundi en France, l'extension du pass sanitaire va s'appliquer. Ce sésame sera désormais demandé dans les bars, cafés, restaurants, établissements de santé, grands centres commerciaux et transports longue distance, en plus des lieux de culture.

Pour être valide, ce certificat doit justifier l'une de ces trois situations : avoir un schéma vaccinal complet (être vacciné avec deux doses), être rétabli du Covid-19 avec un certificat de test positif d'au moins 11 jours et de moins de 6 mois pour le prouver, ou alors avoir un test négatif datant de "moins de 72 heures", contre 48 heures ; le délai envisagé jusqu'ici.

Depuis le 21 juillet, ce fameux sésame est déjà demandé à l'entrée des lieux accueillant plus de 50 personnes : cinémas, théâtres, musées et autres lieux de culture, mais aussi les salons, les foires, les croisières et les salles de sport.

A partir de ce lundi 9 août, le pass sanitaire est étendu aux bars, restaurants et cafés, à l'intérieur comme en terrasse. Il s'applique aussi dans les grands magasins et centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés, et dans les Ehpad et hôpitaux. "Mais en aucun cas il ne devra être un frein pour accéder à des soins utiles et urgents", rappelle le ministre de la Santé Olivier Véran.

Il devient aussi obligatoire dans les transports longue distance : les TGV, Intercités, vols domestiques et bus interrégionaux. Mais il ne s'applique pas aux trains moyenne distance comme les TER, RER et Transiliens.

Ce pass sanitaire est obligatoire à compter de lundi pour tous les plus de 18 ans, et à compter du 30 septembre pour les adolescents de 12 à 17 ans.

Si selon des sondages, une majorité des Français se disent prêts à montrer patte blanche, un tiers d'entre eux disent en revanche soutenir le mouvement des anti-pass sanitaire, qui sont restés mobilisés pour le 4ème weekend d'affilée avec plus de 230 000 manifestants dans toute la France samedi.

Le ministre de la Santé Olivier Véran assure que le pass et la progression de la vaccination "devraient nous permettre d'éviter d'autres couvre-feux et confinements".

Samedi, 44,6 millions de personnes avaient reçu au moins une injection (soit 66,2% de la population totale) et 37 millions ont un schéma vaccinal complet (soit 55,1% de la population totale).

Au sein de l'exécutif, confiant que l'objectif de 50 millions de primo-vaccinés d'ici la fin août soit atteint, on affirme que l'allocution d'Emmanuel Macron le 12 juillet a donné un coup de fouet à la campagne. Depuis, il y a eu plus de 6,8 millions de prises de rendez-vous pour une primo-injection, insiste son entourage.

Cette semaine, le chef de l'Etat s'est fendu de douze vidéos sur les réseaux sociaux, vues plus de 60 millions de fois, pour répondre aux questionnements des Français et les appeler à se faire vacciner.

Mercredi, il présidera un Conseil de défense sanitaire par visioconférence où il sera notamment question de l'injection d'une troisième dose de vaccin aux personnes les plus vulnérables à la rentrée.