DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

"Mur de la honte" : Il y a 60 ans, Berlin se coupait en deux

Access to the comments Discussion
Par Laura Berlioz
euronews_icons_loading
"Mur de la honte" : Il y a 60 ans, Berlin se coupait en deux
Tous droits réservés  BERND SETTNIK/AFP
Taille du texte Aa Aa

L'Allemagne réunifiée un an après la chute du mur. Ce symbole de la guerre froide a été construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale les vainqueurs occupent le territoire allemand coupé en 4. Les occidentaux s'unirent face aux Soviétiques et deux états voient le jour : la République fédérale d'Allemagne à l'ouest et la république démocratique allemande à l'est. Toutes deux se partagent Berlin. La RDA, planifiée par Moscou arrive au bord de l'effondrement économique et social.

Très vite les soviétiques font face à l'exode de leur population. Les frontières sont surveillées mais beaucoup d'Allemands échappent aux contrôles en passant par Berlin. Après de nombreuses rumeurs, Walter Ulbricht le dirigeant de la RDA ment à la population et affirme que personne ne créera de mur à un moment où sa construction est déjà bien engagée.

Berlin divisée en deux

Surnommé « mur de la honte » pour les Allemands de l'ouest, il est officiellement appelé « mur de protection antifasciste » par la RDA. Berlin se divise en deux dès le 13 août. Les allemands de l'est sont enfermés et milliers de familles séparées. Ce n'est pas un simple édifice mais dispositif militaire complexe de 155 kilomètre de long.

Les gardes avaient ordre de tirer à vue sur quiconque passait la frontière illégalement. Des habitants tendent pourtant de rejoindre l'ouest au péril de leur vie. Des évasions spectaculaires rarement récompensées. Ceux qui ne sont pas tués sont emprisonnés par la STASI, la police politique. Au moins 206 personnes sont mortes à cause du mur.

La chute du mur précipitée par une erreur

L'économie du bloc de l'Est s'affaiblit toujours. Au milieu des années 80 Gorbatchev décide de réformer, le rideau de fer entre pays soviétiques et occidentaux se fissure. Tout bascule avec les déclarations d'un homme : Günter Schabowski le porte-parole du parti socialiste annonce l'ouverture des frontière.

Répondant de manière maladroite à la question d'un journaliste, il suggère que les Allemands de l'Est peuvent immédiatement sortir de leur zone. Personne n'est préparé mais les Berlinois le prennent au mot et se ruent au check point. En l'absence d'ordre de la hiérarchie, les garde-côtes ouvrent la barrière.

Le 9 novembre 1989, le mur de la honte devient celui de la liesse populaire 28 ans après sa construction.