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Covid-19 : nouveaux renforts et nouvelles évacuations en vue aux Antilles

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Par Stephane Hamalian  & Euronews avec AFP
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Enterrement d'une personne morte du Covid-19, à Fort-de-France, le 17 août 2021, France
Enterrement d'une personne morte du Covid-19, à Fort-de-France, le 17 août 2021, France   -   Tous droits réservés  LIONEL CHAMOISEAU/AFP or licensors
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Pour tenter de freiner une épidémie galopante qui se traduit par une explosion des formes graves et une saturation des hôpitaux, le préfet de Martinique a renforcé depuis le 10 août le confinement qui existait déjà : les plages sont interdites, les déplacements limités à un kilomètre autour du domicile, les commerces non-alimentaires fermés, et les touristes, notamment les plus vulnérables, ont été invités à quitter l'île.

En Guadeloupe, les 46 lits de réanimations ouverts sont occupés

De nouveaux renforts de soignants vont être envoyés vendredi en Guadeloupe et en Martinique, d'où une dizaine de malades devraient être évacués vers la métropole dans les prochains jours, a indiqué mercredi le ministère de la Santé à l'AFP.

Le pont aérien se poursuit pour soulager les hôpitaux antillais saturés par les cas de Covid-19.

"Un peu plus de 120" soignants sont partis mardi pour la Guadeloupe et la Martinique, et "d'autres renforts arrivent vendredi", toujours "équitablement répartis entre les deux îles", selon le ministère.

Ces professionnels de santé --dont le nombre n'a pas été précisé-- doivent assurer "la relève" des 240 médecins, infirmiers et aide-soignants arrivés la semaine dernière.

Au CHU de Guadeloupe, 40% des lits sont désormais occupés par des patients Covid-19, et la morgue est saturée, a indiqué mercredi Gérard Cotellon, le directeur général du CHU à l'AFP. Les 46 lits de réanimation ouverts sont occupés et les urgences enregistrent jusqu'à 80 passages par jour, pour le Covid uniquement.

Accélérer les évacuations sanitaires

De nouvelles évacuations sanitaires vers la métropole sont "en cours d'organisation pour la fin de semaine ou le tout début de semaine prochaine", afin de désengorger les services de réanimation de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.

En début de semaine prochaine, "nous ferons une autre rotation et on va ensuite accélérer les évacuations sanitaires en fonction des besoins car la vague est très forte et nous rattrape", a indiqué la directrice générale de l'Agence régionale de santé en Guadeloupe Valérie Denux, anticipant plusieurs évacuations par semaine.

Ce dispositif est "plus que nécessaire pour soulager les services du CHU", a relevé Mme Denux. "Nous avons ouvert 86 lits de réanimation sur tout le territoire et 82 sont occupés. Or, nous avons 5 à 7 entrées par jour".

Entre le 9 et le 15 août, la Guadeloupe a enregistré 7 276 nouveaux cas. Côté vaccination, 32% des Guadeloupéens de plus de 18 ans ont reçu une première injection, quand seulement 20,9% ont un parcours vaccinal complet.

Depuis le début de la quatrième vague épidémique, au moins 36 malades du Covid-19 hospitalisés en soins critiques ont été transférés vers une autre région, dont dix-neuf depuis les Antilles vers l'Ile-de-France.

100 tonnes d'oxygène

Le navire Dumont d'Urville de la Marine nationale est arrivé mercredi en Martinique avec plus de 100 tonnes d'oxygène médical, alors que l'île est frappée par une explosion de cas de Covid-19, ont indiqué la préfecture de Martinique et l'état-major des armées à Paris.

Florence Parly, ministre des Armées, avait annoncé lundi un premier voyage du navire pour livrer de l'oxygène médical, cargaison destinée à prévenir tout risque de pénurie.

Parti le 15 août de Guyane, le bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer (BSAOM) "est arrivé aujourd'hui" mercredi, soit "plus tôt que prévu" grâce à des conditions météorologiques favorables, a indiqué à l'AFP la cellule communication de l'état-major des armées.

Selon la préfecture de Martinique, le bâtiment doit repartir dès jeudi pour la Guyane afin d'approvisionner ensuite la Guadeloupe, également fortement touchée par l'épidémie.

Ces livraisons répondent à une demande de la préfecture de la zone de défense et de sécurité Antilles, avait précisé lundi le ministère de la Défense.

Si la Martinique ne connaît actuellement pas de pénurie d'oxygène, il s'agit de prévenir d'éventuelles tensions, selon le ministère des Outre-mer.

Le taux d'incidence en Martinique était mercredi de 1.148 cas pour 100.000 habitants. En Guadeloupe, ce taux s'établissait à 1.912 cas pour 100.000 habitants.