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Afghanistan : poursuite des évacuations, concertations politiques entre talibans

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Soldats américains déployés dans l'aéroport de Kaboul (Afghanistan), le 20/08/2021 - photo fournie par l'armée américaine
Soldats américains déployés dans l'aéroport de Kaboul (Afghanistan), le 20/08/2021 - photo fournie par l'armée américaine   -   Tous droits réservés  Lance Cpl. Nicholas Guevara/AP
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La suite des opérations d'évacuation à Kaboul, avec toujours des milliers d'Afghans qui espèrent pouvoir quitter leur pays. Par ailleurs, les talibans se concertent en vue de former un gouvernement.

Les Etats-Unis disent avoir déjà fait sortir plus de 13.000 personnes d'Afghanistan depuis dimanche dernier.

D'autres pays occidentaux procèdent aussi à des exfiltrations par centaines.

Mais ils sont encore des milliers, ces Afghans qui se pressent à l'aéroport de Kaboul dans l'espoir de trouver un avion qui leur permettra de fuir. Des civils qui se sentent menacés par l'arrivée au pouvoir des talibans il y a une semaine.

« Les gens, quand il voient que le processus d'évacuation fonctionne, ils se calment, explique un officier britannique. Mais quand il se met à faire chaud, les gens commencent à s'énerver.

Ce qu'on constate, c'est que les gens qui s'agitent, ce sont ceux qui n'ont pas les bons documents. Ils tentent malgré tout de passer. »

Enfants par-dessus les barbelés

Certains parents sont prêts à faire passer leurs enfants par-dessus les barbelés pour qu'au moins ces derniers aient une chance de partir.

Les talibans ont pourtant donné des gages de bonne volonté. Mais la population reste méfiante.

Selon un rapport d'un groupe d'experts travaillant pour l'ONU, les nouveaux maîtres de l'Afghanistan possèdent des "listes prioritaires" d'Afghans recherchés, les plus menacés étant les gradés de l'armée, de la police et du renseignement.

"La chose la plus raisonnable"

Le pont aérien mis en place à l'aéroport de Kaboul est "l'un des plus importants de l'histoire", a indiqué le président américain, dont les troupes supervisent les opérations.

Critiqué par une partie de l'opinion américaine, Joe Biden a réagi ce vendredi soir depuis la Maison-blanche.

« Si j'avais dit, le 2 ou le 3 mai : "nous ne quittons pas l'Afghanistan, nous y restons", il aurait alors fallu déployer encore plus de soldats, tout le monde le sait. J'aurai été obligé d'envoyer vos fils, comme mon fils envoyé en Irak, avec le risque d'y mourir... Et dans quel but ? Je vous le demande. »

« En fait, a-t-il ajouté, la chose la plus raisonnable à faire, c'est ce que nous avons fait : pré-positionner des troupes pour contribuer à l'évacuation. »

« Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale » ni qu'il n'y aura pas "de risques de pertes" en vies humaines, a déclaré Joe Biden, assurant que les alliés de Washington ne remettaient pas en cause la "crédibilité" américaine de mener à bien cette opération.

Concertation entre talibans

Sur le plan politique, le mollah Abdul Ghani Baradar, est arrivé ce samedi à Kaboul.

Considéré comme le N°2 du mouvement, il dirigeait jusque-là le bureau politique des talibans au Qatar.

Il doit superviser la mise en place d'un gouvernement.