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A Kaboul, toujours le sauve-qui-peut. A Washington, Joe Biden défend sa stratégie

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Un enfant afghan pris en charge par des soldats américains à l'aéroport de Kaboul (Afghanistan), le 20/08/2021 - photo fournie par l'armée américaine.
Un enfant afghan pris en charge par des soldats américains à l'aéroport de Kaboul (Afghanistan), le 20/08/2021 - photo fournie par l'armée américaine.   -   Tous droits réservés  Staff Sgt. Victor Mancilla/Public Domain
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La suite des opérations d'évacuation à Kaboul, avec toujours des milliers d'Afghans qui espèrent pouvoir quitter leur pays, désormais contrôlé par les talibans. A Washington, le président américain a répondu aux critiques et défendu sa stratégie.

En Afghanistan, des dizaines de milliers de personnes cherchent toujours à fuir le pays, près d'une semaine après la prise de pouvoir des talibans.

Les gens se pressent aux abords de l'aéroport de Kaboul, dans l'espoir d'obtenir une place dans un vol quittant l'Afghanistan.

Certains parents sont prêts à faire passer leurs enfants par-dessus les barbelés pour qu'au moins ces derniers aient une chance de partir.

Les talibans ont pourtant donné des gages de bonne volonté. Mais la population reste méfiante.

Selon un rapport d'un groupe d'experts travaillant pour l'ONU, les nouveaux maîtres de l'Afghanistan possèdent des "listes prioritaires" d'Afghans recherchés, les plus menacés étant les gradés de l'armée, de la police et du renseignement.

Le rapport indique que les talibans effectuent des "visites ciblées" chez les personnes recherchées et leurs familles. Leurs points de contrôle filtrent aussi les Afghans dans les grandes villes et ceux souhaitant accéder à l'aéroport de Kaboul.

"La chose la plus raisonnable"

Le pont aérien mis en place à l'aéroport de Kaboul est "l'un des plus importants de l'histoire", a indiqué le président américain, dont les troupes supervisent les opérations.

Critiqué par une partie de l'opinion américaine, Joe Biden a réagi ce vendredi soir depuis la Maison-blanche.

« Si j'avais dit, le 2 ou le 3 mai : "nous ne quittons pas l'Afghanistan, nous y restons", il aurait alors fallu déployer encore plus de soldats, tout le monde le sait. J'aurai été obligé d'envoyer vos fils, comme mon fils envoyé en Irak, avec le risque d'y mourir... \_Et dans quel but ? Je vous le demande._ »

« En fait, a-t-il ajouté, la chose la plus raisonnable à faire, c'est ce que nous avons fait : pré-positionner des troupes pour contribuer à l'évacuation. »

« Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale » ni qu'il n'y aura pas "de risques de pertes" en vies humaines, a déclaré Joe Biden, assurant que les alliés de Washington ne remettaient pas en cause la "crédibilité" américaine de mener à bien cette opération.

Il a annoncé que 13.000 personnes avaient été évacuées par l'armée américaine depuis le 14 août. Des milliers d'autres ont embarqué à bord d'avions venus notamment des pays européens et de Grande-Bretagne.

Des Afghans vers l'Europe

Les avions quittant Kaboul arrivent généralement dans les bases américaines situées dans le Golfe.

Mais ces bases sont désormais saturées. Les Etats-Unis redirigent donc certains vols vers leur base en Allemagne.

Des avions transportant des Afghans sont aussi arrivés en Espagne ou encore en France.

Un quatrième avion français s'est posé ce vendredi soir à Paris en provenance de Kaboul, avec à son bord une centaine de personnes dont 99 Afghans.