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Migrants : la Pologne se barricade et verrouille sa frontière avec le Bélarus

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Par Euronews
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Migrants : la Pologne se barricade et verrouille sa frontière avec le Bélarus
Tous droits réservés  Czarek Sokolowski/The Associated Press
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Depuis plusieurs mois, la Pologne fait face à l'afflux de migrants en provenance du Bélarus. Rien qu'au mois d'août, 3 500 passages ou tentatives ont été enregistrés par les autorités.

Alors que des clôtures en barbelés ont été installées, l'état d'urgence doit être instauré le long de la frontière. D'après les récents sondages, les Polonais sont majoritairement satisfaits de ces décisions.

Cela "facilitera le travail des gardes-frontières, qui pourront se concentrer précisément sur la protection de la frontière nationale" indique Katarzyna Zdanowicz, porte-parole de presse du corps des gardes-frontières.

Présents à proximité de la frontière, des activistes et des membres de l'opposition surveillent les activités des forces de sécurité polonaises. Selon eux, ces nouvelles mesures sont disproportionnées.

"Les gens franchissent la frontière pour demander de l'aide, c'est donc une situation difficile, mais cela ne justifie en aucun cas l'état d'urgence" réagit Piotr Bystrianin de la Fondation Ocalenie.

"Le gouvernement veut nous empêcher, nous et d'autres organisations, d'aider les gens. Ils veulent nous empêcher de contrôler les actions du gouvernement et de documenter quand la loi est enfreinte" ajoute l'activiste.

Depuis trois semaines, des demandeurs d'asile sont bloqués près de la frontière. Les ONG surveillent leur situation et souhaitent pouvoir rester sur place. En leur absence, ils craignent que leurs droits ne soient pas respectés. Sur place, Maciej Konieczny, député du parti de gauche, est venu les soutenir.

"L'état d'urgence n'a pas été instauré en pleine crise de coronavirus, et maintenant, parce que trente personnes sont à la frontière, parce que sur des milliers de personnes, quelques centaines veulent demander l'asile en Pologne, nous introduisons l'état d'urgence" dénonce-t-il.

"Lundi, il y aura, une session parlementaire sur l'état d'urgence, et bien sûr la gauche sera contre".

Ces nouvelles règles obligent les activistes et les membres de l'opposition politique à quitter les zones frontalières, tout comme les journalistes.

Aucun reportage ou enregistrement n'est autorisé dans les zones concernées par l'état d'urgence. Les organisations de journalisme estiment que le gouvernement limite l'accès à l'information. Un journaliste a déjà été accusé de ne pas avoir respecté les règles.