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L’UE promet l’élargissement mais n’ouvre pas ses portes aux Balkans occidentaux

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Par Maria Psara  & Euronews
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L’UE promet l’élargissement mais n’ouvre pas ses portes aux Balkans occidentaux
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Des promesses, des investissements et des vaccins. Voilà les annonces faites mercredi par les dirigeants européens à l’issue du sommet en Slovénie avec les Balkans occidentaux. Mais les 27 ne fixent aucun délai pour d'éventuelles adhésions.

Ce manque de volonté politique risque de nuire aux intérêts des Etats membres dans la région. Mais les six pays candidats veulent rester optimistes. "Bien sûr je suis critique, cela aurait pu être meilleur mais j'espère encore que l'Union européenne va rester fidèle à sa vocation d'élargissement", regrette le Premier ministre du Kosovo Albin Kurti.

L'adhésion européenne est conditionnée à la mise en œuvre de réformes en faveur des droits fondamentaux et en matière de lutte contre la corruption et le crime organisé. La présidente de la Commission européenne reconnaît que les Balkans occidentaux ont fait beaucoup d'efforts. Ursula von der Leyen assure qu'elle soutient le processus d'élargissement. "Nous voulons les Balkans occidentaux dans l'Union européenne. Il n'y a aucun doute sur notre objectif d'élargissement", insiste la responsable allemande.

Darko Bandic/AP
La présidente de la Commission européenne, le Premier ministre slovène et le président du Conseil européenDarko Bandic/AP

Elle souligne aussi la responsabilité des institutions dans ce dossier. "L'UE doit tenir ses promesses. Le manque de décision en particulier sur l'ouverture des négociations avec la Macédoine du Nord et l'Albanie compromet notre position et notre influence dans la région", précise Ursula von der Leyen.

Ma Commission continuera à faire tout son possible pour faire avancer la procédure d'élargissement
Ursula von der Leyen
présidente de la Commission européenne

Mais les 27 sont divisés. Certains pays membres craignent un afflux migratoire issu de la région et d'autres estiment que ces adhésions affaibliraient le respect de l'Etat de droit. Pour atténuer la déception, l'UE défend son enveloppe sur 7 ans de 30 milliards d'euros, dont 9 milliards d’euros sous forme de subventions.