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Les États-Unis à l'OCDE : leur chef de la diplomatie Antony Blinken prône plus d'égalité

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Par euronews
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Début de la réunion de l'OCDE, à Paris, France, 5 octobre 2021
Début de la réunion de l'OCDE, à Paris, France, 5 octobre 2021   -   Tous droits réservés  Patrick Semansky/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Antony Blinken a pu finalement avoir un "long tête-à-tête" avec le président Emmanuel Macron pour renouer diplomatiquement et mettre sur pied la réconciliation officielle entre la France et les États-Unis après la crise des sous-marins.

Mais le secrétaire d'État américain est également à Paris pour présider les réunions de l'OCDE dont l'objectif initial est de rallier les pays les plus développés du monde à la lutte contre les inégalités sociales, économiques et climatiques, à l'heure où les crises climatique et sanitaire rendent plus que jamais nécessaire la recherche de solutions communes.

Aux côtés du secrétaire général de l'OCDE, l'Australien Mathias Cormann, à l'occasion des 60 ans de l'organisation, Antony Blinken a estimé qu'il fallait passer à l'action :

"Nous avons tous une part de responsabilité dans cette situation. Pendant des décennies, nos pays membres ont mesuré le succès économique principalement en termes de hausse du PIB (produit intérieur brut) et des marchés boursiers, ce qui ne reflète pas la réalité de milliards de familles de travailleurs. Au contraire, notre croissance sans précédent s'est souvent accompagnée d'une augmentation des inégalités."

L'accord sur l'imposition des multinationales en bonne voie

En ce moment, près de 140 pays participent aux dernières discussions de l'OCDE sur les mesures visant à empêcher les entreprises de transférer leurs bénéfices vers des paradis fiscaux, et ils semblent se rapprocher d'un accord mondial sur l'imposition des multinationales.

Un accord sur un taux d'imposition des sociétés de 15 % devrait être annoncé dans le cadre d'une déclaration historique à l'OCDE, ce vendredi, à Paris.

L'objectif des discussions cette semaine est de faire accepter un texte commun à l'ensemble des États et à faire rejoindre ceux qui n'ont toujours pas signé, à l'image de l'Irlande, de la Hongrie et de l'Estonie, pour une mise en application d'ici 2023.

Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire a jugé possible cet accord international.

"Un compromis peut se dégager sur 15% comme taux effectif réel", a affirmé Bruno Le Maire au cours d'une conférence téléphonique. Cela "permettra d'éviter des taux d'imposition attractifs de l'ordre de 2%, 5% ou 6%, qui sont des taux effectifs réels pratiqués par certains États, y compris dans l'Union européenne", a-t-il souligné.

Ce taux effectif réel d'imposition de 15% s'imposerait aux multinationales réalisant au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaires. Parmi elles, beaucoup de grands groupes technologiques.

Sources additionnelles • AP, AFP, EFE