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Tête-à-tête à Paris entre Antony Blinken et Emmanuel Macron

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Par euronews
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Le secrétaire d'État américain Antony Blinken à sa descente de l'avion à Paris, aéroport Le Bourget, 4 octobre 2021
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken à sa descente de l'avion à Paris, aéroport Le Bourget, 4 octobre 2021   -   Tous droits réservés  Patrick Semansky/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Antony Blinken en visite à Paris. Le chef de la diplomatie américaine a finalement été reçu en tête-à-tête par le président Emmanuel Macron ce mardi. La rencontre n'était pas prévue à l'agenda. Mais l'objectif est de restaurer la confiance entre la France et les Etats-Unis après la crise des sous-marins. Selon l'Elysée, Paris et Washington poursuivent "leur travail de coordination sur les enjeux d'intérêt commun, la coopération UE-OTAN, du Sahel, ou de l'espace Indo-Pacifique".

Le coup de froid a éclaté mi-septembre, quand le président des Etats-Unis Joe Biden a annoncé une nouvelle alliance avec l'Australie et le Royaume-Uni dans la région indo-pacifique, dans le cadre de sa grande priorité internationale: contrer la Chine.

Ce partenariat stratégique, baptisé AUKUS, a suscité une rare colère de la France, car il a provoqué la rupture par l'Australie d'un méga-contrat pour acheter des sous-marins français.

Il aura fallu un coup de fil entre Joe Biden et Emmanuel Macron, après une semaine de vives tensions, pour amorcer un certain apaisement. Le locataire de la Maison Blanche a reconnu que les Etats-Unis auraient pu mieux communiquer avec leur allié de longue date. Et les deux chefs d'Etat ont lancé un "processus de consultations approfondies".

La visite à Paris d'Antony Blinken, qui avait déjà rencontré Jean-Yves Le Drian le 23 septembre à New York, à l'abri des caméras, doit ainsi marquer une étape de ce processus avant un tête-à-tête Macron-Biden fin octobre en Europe.

Mais les retrouvailles s'annoncent plutôt froides.

Aucune rencontre n'était inscrite à l'agenda entre le secrétaire d'Etat et le président français. Il l'avait pourtant reçu à l'Elysée au début de l'été, et s'était même entretenu avec Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat de Donald Trump, lors de son passage à Paris à la fin du mandat du milliardaire républicain.

Jean-Yves Le Drian ne devrait de son côté s'afficher qu'à minima avec lui, sans conférence de presse commune.

En juin, le ministre français avait pourtant chaleureusement lancé "bienvenu chez toi" à Antony Blinken, parfait francophone qui a vécu dans la capitale française toute son adolescence et considère la France comme sa "deuxième patrie".

Mais celui qui vantait il y a encore peu en petit comité sa relation "excellente" avec son homologue américain, la plus "tonique, confiante et stimulante" de sa carrière ministérielle, a changé de ton depuis mi-septembre.

Jean-Yves Le Drian a dénoncé un "coup dans le dos", une annonce "brutale" digne de la méthode tant honnie de l'ère Trump, et une "rupture de confiance". Les deux alliés doivent maintenant trouver des "actes concrets" pour sceller la réconciliation.

Une source européenne espérait récemment que la crise se révèle être in fine un mal pour un bien, en permettant une "clarification" entre les deux rives de l'Atlantique au sujet des ambitions d'une défense européenne complémentaire de l'OTAN, un projet porté notamment par Emmanuel Macron.

Sources additionnelles • AFP