DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

"La nécessité de respecter les journalistes" : réactions des deux prix Nobel de la paix

Access to the comments Discussion
Par euronews avec AFP, AP
euronews_icons_loading
Maria Ressa (Manille, Philippines, le 14/02/2019) et Dmitri Muratov (Moscou, Russie, le 08/10/2021)
Maria Ressa (Manille, Philippines, le 14/02/2019) et Dmitri Muratov (Moscou, Russie, le 08/10/2021)   -   Tous droits réservés  AP Photo/Bullit Marquez, File and Alexander Zemlianichenko
Taille du texte Aa Aa

La Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Muratov ont chacun réagi à l'obtention du prix Nobel de la paix 2021. Tous deux ont plaidé pour la liberté d'expression et le respect des journalistes.

  • Dmitri Muratov, journaliste d'investigation - Russie

Un moyen "d'honorer les journalistes qui ont été tués", c'est ainsi que le journaliste russe Dmitry Muratov, rédacteur en chef du journal Novaïa Gazeta, a réagi à l'annonce de son prix Nobel de la Paix.

"C'est la récompense d'Anna Politkovskaya; Iouri Schekotchikhine, Igor Domnikov, Nastia Babourova, Stas Markelov et Natacha Estemirova - tous nos collègues tombés au combat, qui ont donné leur vie pour leur métier".

Muratov a raconté avoir reçu un coup de téléphone officiel de félicitations, ce à quoi il a demandé si son journal allait être déclaré "agent de l'étranger".

"Si j'avais fait partie du comité Nobel, j'aurais voté pour la personne sur laquelle les bookmakers pariaient, et je pense que cette personne a tout devant elle. Je parle d'Alexei Navalny."

  • Maria Ressa, journaliste d'investigation - Philippines

De Manille, la capitale des Philippines, son pays, Maria Ressa a enregistré ce message :

« J'espère que ce Nobel de la Paix 2021 rappellera aux autorités philippines et russes, et dans le monde entier, la nécessité de respecter la presse et les journalistes (...) le journalisme indépendant qui demande au pouvoir de rendre des comptes n'a jamais été aussi important. Le prix Nobel nous aidera à faire briller une lumière plus forte, à poursuivre un journalisme d'investigation qui demande des comptes au pouvoir, pour donner, espérons-le, plus de courage aux Philippins, à la fois les journalistes qui ont fait front et pour notre société civile, pour les électeurs qui ont peur. »