This content is not available in your region

Covid-19 : le vaccin Pfizer recommandé pour les enfants de plus de 5 ans aux États-Unis

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AFP
euronews_icons_loading
Des doses pour enfants du vaccin anti Covid-19 de Pfizer
Des doses pour enfants du vaccin anti Covid-19 de Pfizer   -   Tous droits réservés  AP/AP

Aux États-Unis, un comité d’experts s’est prononcé, mardi 26 octobre, en faveur de l’immunisation au Covid-19 des 5-11 ans avec le vaccin de Pfizer-BioNTech, mais a une dose plus faible. Si l’Agence américaine des médicaments l'autorise, les injections pourraient commencer dès début novembre pour quelque 28 millions d’enfants américains. La décision pourrait influencer la pratique dans d'autres pays.

Un comité consultatif de l'Agence américaine des médicaments (FDA), composé de scientifiques indépendants (immunologues, experts en maladies infectieuses, en pédiatrie...), a décidé que les bénéfices du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans l'emportent-ils sur les risques.

L'avis de ces experts constitue une étape cruciale du processus d'autorisation aux Etats-Unis, car il est rare que la FDA ne le suive pas. L'agence devra ensuite encore officiellement valider le vaccin pour cette tranche d'âge, a priori dans les jours suivants. Si c'est le cas, les injections pourraient commencer dès début novembre.

1,9 million de cas, plus de 8 300 hospitalisations

Les enfants "sont loin d'être épargnés par les dommages du Covid-19", a rappelé Peter Marks, de la FDA, en introduction.

Chez les 5 à 11 ans, plus de 1,9 million de cas de Covid-19 ont été enregistrés depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis, plus de 8 300 hospitalisations, et une centaine de décès, a-t-il détaillé.

Les enfants attrapant le virus peuvent développer un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (MIS-C), ou encore un "Covid long".

Point de débat: les myocardites

Pour soutenir sa demande d'autorisation, Pfizer a présenté les résultats d'un essai clinique ayant démontré une efficacité de 90,7% du vaccin pour prévenir les formes symptomatiques de la maladie chez les 5 à 11 ans.

Par ailleurs, "La vaccination aidera à assurer un apprentissage en personne" à l'école, "crucial pour le développement des enfants", a argumenté William Gruber, responsable chez Pfizer. De plus, les enfants "jouent un rôle important dans la transmission" du virus au sein de la population générale, a-t-il ajouté.

Le point de débat principal concerne le risque de myocardites provoquées par le vaccin. Cette inflammation du muscle cardiaque est un effet secondaire qui a notamment été détecté chez les adolescents et jeunes adultes (surtout masculins) après Pfizer ou Moderna.

Les autorités sanitaires ont confirmé près de 880 cas (plus de 600 restent à évaluer), dont environ 830 ont nécessité une hospitalisation. Au moins environ 790 sont depuis rentrés chez eux, et aucun décès n'a été enregistré.

Parmi les 3 000 enfants vaccinés au total durant les essais cliniques de Pfizer, aucun cas de myocardite n'a été détecté. Même si cela ne veut pas dire que le risque est absent, les experts pensent que cet effet secondaire devrait être plus rare chez les jeunes enfants, car il pourrait être lié aux niveaux de testostérone.

L'analyse de la FDA prédit donc que le nombre "de problèmes cliniquement significatifs" liés au Covid-19 évités grâce au vaccin "contrebalancerait clairement le surplus de cas de myocardites".

Dans le détail, les hospitalisations pour Covid-19 évitées seraient plus nombreuses que les hospitalisations pour myocardites liées au vaccin, selon la plupart des scénarios.

Début des injections dès novembre

Si la FDA donne son feu vert, un comité d'experts des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) se réunira à son tour les 2 et 3 novembre sur le sujet, et cette agence fédérale publiera ensuite ses recommandations sur les modalités d'administration des doses. Les injections pourraient alors commencer dès début novembre.

La Maison Blanche a indiqué être prête à envoyer aux quatre coins du pays des millions de doses.

Encore faudra-t-il convaincre. Selon un sondage de la Kaiser Family Foundation fin septembre, environ un tiers des parents déclaraient qu'ils vaccineraient leur enfant dès que possible, un autre tiers qu'ils attendraient avant de prendre une décision, et un quart qu'ils ne le feraient pas vacciner.