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Au moins quinze morts et des dizaines d'ouvriers piégés dans l'effondrement d'un immeuble

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Par Euronews
Des gens tentent de secourir des travailleurs piégés des décombres d'un immeuble construction qui s'est effondré dans le quartier d'Ikoyi à Lagos, le 1er novembre 2021.
Des gens tentent de secourir des travailleurs piégés des décombres d'un immeuble construction qui s'est effondré dans le quartier d'Ikoyi à Lagos, le 1er novembre 2021.   -   Tous droits réservés  Pius Utomi Ekpei, AFP

Les services de secours nigérians ont extrait mardi deux survivants des décombres du gratte-ciel en construction qui s'est effondré lundi à Lagos, la capitale économique du Nigeria, faisant au moins quinze morts et piégeant des dizaines d'ouvriers.

Au total, sept personnes ont été sauvées des ruines de l'immeuble de 21 étages, a déclaré à l'AFP Ibrahim Farinloye, un responsable de l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema).

Reste que le nombre de victimes devrait encore s'alourdir sous les décombres de cette tour en construction où travaillaient nombre d'ouvrier ce lundi. Mardi après-midi, selon un nouveau bilan communiqué par les équipes de secours, au moins 15 décès sont à déplorer.

Les sauveteurs continuaient de s'activer mardi matin devant la montagne de gravats de cet immeuble situé sur une des avenues les plus chics de Lagos, dans le quartier d'Ikoyi.

Dans un communiqué publié lundi soir, le président nigérian Muhammadu Buhari a exhorté les autorités "à intensifier les efforts dans les opérations de secours" aux victimes.

L'effondrement de bâtiments est une tragédie fréquente au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée.

Dans l'une des pires catastrophes de ce type, un immeuble appartenant à une église s'était effondré en 2014 à Lagos, faisant plus de 100 morts, pour la plupart des Sud-Africains. Une enquête avait ensuite révélé que l'immeuble avait été construit de manière illégale et présentait des défauts structurels.

Deux ans plus tard, 60 personnes avaient perdu la vie dans l'effondrement d'un toit d'une église évangélique à Uyo, la capitale de l'Etat d'Akwa Ibom, dans l'est du pays.

Sources additionnelles • AFP