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Témoignage de François Hollande au procès des attentats du 13 novembre : "une forme de Mea Culpa"

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Par euronews
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L'ancien président français François Hollande, au centre, arrive dans la salle d'audience spéciale pour témoigner dans le procès des attentats du 13 novembre 2015, 10/11/2021
L'ancien président français François Hollande, au centre, arrive dans la salle d'audience spéciale pour témoigner dans le procès des attentats du 13 novembre 2015, 10/11/2021   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Son témoignage était très attendu par les familles de victimes des attentats de Paris.

François Hollande a raconté son 13 novembre et explicité les décisions prises "lors de cette nuit funeste", mais aussi celles des mois qui l'ont précédée et suivie. Dans la salle d'audience comble de la cour d'assises spéciale, l'ancien président français a justifié sa politique étrangère au Moyen-Orient et répondu aux polémiques.

Il a déclaré qu'il le devait à toutes les victimes et çà ceux qui ont survécu et expliquait notamment, comme en réponse aux accusations lancées par les terroristes, que le commando qui a frappé Paris cette nuit-là s'était organisé bien avant les frappes en Syrie qui n'étaient intervenues que le 27 septembre.

Arthur Dénouveaux, survivant du Bataclan et président de l'association de victimes 'Life for Paris', a vu une forme de "Mea Culpa" dans le témoignage de l'ancien chef de l'État français :

"Je pense qu’en fait, il y a une forme de Mea Culpa dans la manière dont sont dites les choses qui est un peu implicite peut-être mais qui dit bien 'on a fait le maximum, et le maximum qu’on savait faire à l’époque n’est pas suffisant'. Il a rappelé qu’il y avait eu 1 100 embauches je crois, dans le service de renseignements mais qu’en revanche, c’était des gens qui n’étaient pas encore réellement opérationnels en 2015. Quand on entend ça, on comprend qu’il y a des regrets, on comprend qu’il y a une reconnaissance implicite du fait qu’on n’était pas assez vite monté en compétence et ça a été quelque part exprimé, je pense."

Le fait que son nom soit prononcé dans les revendications l'a "fait réfléchir à (sa) propre responsabilité", a aussi souligné François Hollande. Mais "je ferais exactement la même chose" aujourd'hui. "Je le dis devant les parties civiles qui souffrent, ceux qui ont perdu des êtres chers", a-t-il continué. "C'est la France, nous le devions aux populations qui se faisaient massacrer".

Au terme de près de quatre heures d'audition, dans le box des accusés, Salah Abdeslam a tenté de se levé, comme s'il voulait s'exprimer, mais le président de la cour l'a fait se rasseoir, lui disant de passer par ses avocats s'il voulait s'exprimer.

Sources additionnelles • AP, AFP, EFE, France télévisions