This content is not available in your region

Crise migratoire : la pression sur le Bélarus augmente encore

Access to the comments Discussion
Par euronews
euronews_icons_loading
Crise migratoire : la pression sur le Bélarus augmente encore
Tous droits réservés  Leonid Shcheglov/BelTA

Les dirigeants des États baltes estiment que le Bélarus doit être tenu responsable de traite d'êtres humains.

Lors d'une réunion à Vilnius, les présidents de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie ont rejeté l'entière responsabilité de la crise actuelle des migrants sur le régime de Loukachenko. Ils ont appelé à un renforcement de la politique d'asile de l'UE et ont exhorté l'exécutif européen, jusqu'ici réticent, à fournir "un soutien financier adéquat pour la construction de barrières physiques et d'infrastructures".

Cela fait des mois que ça dure, la Lituanie avait déjà annoncé mettre en place des barbelés pour stopper les migrants venus du Bélarus en août dernier.

"Nous pouvons voir comment la situation à la frontière de la Lituanie se détériore. Cette situation exige des solutions et des actions immédiates au niveau européen et international", a déclaré le président lituanien Gitanas Nauseda. "La menace croissante à la frontière avec le Bélarus n'est pas seulement le problème de la Lituanie et de la Pologne. Nous protégeons les frontières extérieures de l'Union européenne et de l'OTAN."

Lundi, des centaines de migrants se sont retrouvés piégés à un poste frontière, incapables d'avancer ou de reculer entre la Pologne et le Bélarus. Des rumeurs avaient affirmé que la frontière était ouverte, mais il n'en était rien, la Pologne ne laisse passer personne.

Entre-temps, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont décidé d'imposer de nouvelles sanctions au Bélarus. Les détails seront confirmés dans le courant de la semaine.

Le président bélarus Alexandre Loukachenko, qui a menacé de riposter aux nouvelles sanctions, affirme qu'il tente de rapatrier les migrants, mais que beaucoup refusent de partir.

Les Etats-Unis ont eux aussi annoncé "préparer" de nouvelles sanctions contre le Bélarus, "en coordination avec l'Union européenne", pour dénoncer l'exploitation "inhumaine" des flux migratoires.

Le Bélarus est accusé d'avoir orchestré l'afflux de migrants désormais massés à sa frontière avec la Pologne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l'opposition dans ce pays suite à un scrutin contesté.

La pression sur les dirigeants russe et bélarusse s'est accrue, avec des entretiens entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine, ainsi qu'entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, principal allié du dirigeant bélarusse, se sont mis d'accord sur une "désescalade" de cette crise migratoire, selon l'Elysée.

De son côté, la Pologne a annoncé lundi qu'elle commencerait en décembre la construction d'un mur le long de la frontière avec le Bélarus, en vue de l'achever au premier semestre 2022, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Sources additionnelles • AP, AFP