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Regain de tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan autour du Haut-Karabakh

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Par Julien Pavy  avec AFP
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Un cimetière de soldats arméniens tués dans le conflit au Haut-Karabakh (septembre 2021)
Un cimetière de soldats arméniens tués dans le conflit au Haut-Karabakh (septembre 2021)   -   Tous droits réservés  Karo Sahakyan/PAN Photo

Près d'un an après la fin de la guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, de violents combats ont éclaté ce mardi près de la région disputée du Haut-Karabakh, chaque pays se rejetant mutuellement la responsabilité de ces affrontements.

L'Arménie dénonce une agression

Au terme d'une journée d'échanges de tirs, la médiation de la Russie a permis d'aboutir à une trêve. Mais la tension reste palpable.

Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, a dénoncé une agression :

"L'Azerbaïdjan et ses soutiens poursuivent leurs actions agressives au milieu du silence de nos partenaires de la communauté internationale. Mon analyse est sans équivoque : l'Azerbaïdjan et ses soutiens visent notre souveraineté, notre statut d'État, notre indépendance."

L'Azerbaïdjan et ses soutiens visent notre souveraineté, notre statut d'État, notre indépendance.
Nikol Pachinian
Premier ministre arménien

La réplique de l'Azerbaïdjan

De son côté, l'Azerbaïdjan accuse l'Arménie d'avoir attaqué ses positions dans les districts situés à l'ouest du Haut-Karabakh. Des districts qu'Erevan avait rétrocédés à Bakou l'an passé après un conflit sanglant de six semaines.

"Nos soldats ont immédiatement pris des mesures opérationnelles qui ont permis de limiter les déplacements des troupes adverses et d'endommager ses forces. Le dispositif antichar et le mortier arménien ont été détruits", a déclaré le porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense.

Le dispositif antichar et le mortier arménien ont été détruits.
Porte-parole du ministère de la Défense azerbaïdjanais

Ces derniers événements illustrent l'équilibre précaire qui règne dans la poudrière du Caucase.

Avant l'annonce de la trêve, la France avait exprimé sa vive préoccupation concernant la dégradation de la situation, tandis que l'UE avait appelé à une "désescalade urgente".