This content is not available in your region

Le mot "iel" fait son entrée dans Le Robert, le célèbre dictionnaire justifie sa décision

Access to the comments Discussion
Par euronews  avec AFP, AP
euronews_icons_loading
Le mot "iel" fait son entrée dans Le Robert, le célèbre dictionnaire justifie sa décision
Tous droits réservés  screengrab from FRFT video via EVN

Le mot "iel" vient de faire son entrée dans la version en ligne du prestigieux dictionnaire Le Robert. Une initiative qui fait l'objet de critiques. Les responsables du dictionnaire ont justifié leur décision.

Contraction de "il" et de "elle", ce 3e pronom est "employé pour évoquer une personne quel que soit son genre", selon la définition du dictionnaire.

Il est aussi utilisé pour désigner les personnes non-binaires, qui ne se reconnaissent pas exclusivement ou pas du tout dans un genre.

Cet ajout a été salué par plusieurs militants LGBT+, car il permet une meilleur reconnaissance de la non-binarité.

Les critiques de Blanquer

Le directeur général des éditions Le Robert, Charles Bimbenet, a défendu mercredi l'ajout à la version en ligne de son prestigieux dictionnaire du pronom non genré "iel", après des critiques du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer.

Dans un tweet écrit mardi, M. Blanquer a apporté son soutien au député de la majorité François Jolivet, qui avait dénoncé l'entrée de ce mot, principalement utilisé par un public jeune, dans une lettre à l'Académie française.

La défense du Robert

Dans un communiqué publié sur le site internet du Robert, Charles Bimbenet confirme l'ajout il y a "quelques semaines" du mot "iel" dans son édition en ligne et se défend de tout militantisme.

S'il reconnait que l'usage de ce mot est "encore relativement faible", il explique que "depuis quelques mois, les documentalistes du Robert" ont constaté qu'il était de plus en plus utilisé.

"De surcroît, le sens du mot +iel+ ne se comprend pas à sa seule lecture (...) et il nous est apparu utile de préciser son sens pour celles et ceux qui le croisent, qu'ils souhaitent l'employer ou au contraire... le rejeter", écrit-il.

Et de rappeler que "la mission du Robert est d'observer l'évolution d'une langue française en mouvement, diverse, et d'en rendre compte". "Définir les mots qui disent le monde, c'est aider à mieux le comprendre".