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Peng Shuai : l'ONU veut des preuves que la joueuse chinoise se porte bien

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
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Peng Shuai au tournoi de Roland Garros, à Paris, France, le 31 mai 2018
Peng Shuai au tournoi de Roland Garros, à Paris, France, le 31 mai 2018   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

L'ONU a demandé vendredi des preuves que la championne de tennis chinoise Peng Shuai "allait bien". La jeune femme a disparu après avoir accusé début novembre un haut responsable du parti communiste chinois, Zhang Gaoli, de l'avoir contrainte à un rapport sexuel.

Le censure de Pékin a rapidement supprimé la moindre trace de ces accusations, qui avaient été publiée sur le réseaux social Weibo par la joueuse, ne permettant pas aux journalistes de vérifier leur authenticité.

Depuis, Peng Shuai n'a pas directement communiqué ou fait d'apparition publique et Zhang Gaoli n'a jamais réagi publiquement aux accusations.

#WhereIsPengShuai

En chine le porte-parole du ministère des affaires étrangères Zhao Lijian a balayé l'affaire, jeudi, lors d'un point presse, estimant que la question ne relevait pas de la diplomatie, et qu'il "n'était pas au courant de la situation".

Mais les inquiétudes concernant la joueuse avaient déjà, depuis plusieurs jours mobilisé des figures du tennis mondial, notamment Serena Williams qui s'est dite "dévastée et choquée" par cette affaire.

La WTA met la pression sur Pékin

La WTA, qui régit le tennis féminin mondial a également réagi, demandant une enquête "transparente et juste" sur ces accusations. SonPDG Steve Simon, a également menacé jeudi, sur CNN, de retirer ses compétitions du pays.

"Nous sommes tout à fait prêts à retirer (de Chine) nos activités et à faire face à toutes les complications qui en découlent", a affirmé le patron du tennis féminin.

"Parce que c'est (ces accusations) plus important que les affaires", a déclaré M. Simon à la chaîne de télévision américaine.

M. Simon a de plus mis en doute l'authenticité d'un courriel attribué par un média chinois à la joueuse, dans lequel elle entendait rassurer sur son sort et retirait ses accusations contre M. Zhang.

"Je ne crois pas du tout que ce soit la vérité", a indiqué M. Simon, qualifiant de "mise en scène" le message en question.

Avant le Covid, la Women's Tennis Association organisait 10 tournois chaque année en Chine (sur plus de 60), notamment son Masters de fin de saison, le plus lucratif, à Shenzhen (sud). Des tournois dotés au total de 30 millions de dollars (26,4 millions d'euros).

Mais le risque pour la fédération féminine pourrait être calculé, tenant compte de la possibilité d'un boycott diplomatique par les Etats-Unis des Jeux olympiques d'hiver prévus en février à Pékin. D'autant que la Chine a peu de moyens de pression envers l'organisation : les compétitions sont déjà suspendues depuis deux ans pour cause d'épidémie. Et les tournois féminins ne semblent pas près de revenir en Chine compte tenu des règles sanitaires extrêmement strictes observées dans le pays.