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Médecins Sans Frontières fête ses 50 ans de soins et de témoignages

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Par Laurence Alexandrowicz
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Sur l'Aquarius, un membre de Médecins Sans Frontières sauve un bébé, en août 2018
Sur l'Aquarius, un membre de Médecins Sans Frontières sauve un bébé, en août 2018   -   Tous droits réservés  AP Photo

Depuis 50 ans, Médecins Sans Frontières soigne les victimes de tremblements de terre, de famines, d'épidémies, de conflits et d'autres catastrophes. L'idée de l'ONG a germé après la guerre du Biafra, qui en 1968 fait rage au Nigéria. Un groupe de jeunes médecins français fraîchement diplômés, va soigner ces populations mais aussi témoigner : c'est le début en 1971 de MSF et de l'aide humanitaire moderne.

"Ce qui a compté, c'était cette expérience du Biafra, raconte Bernard Kouchner, l'un des co-fondateurs de MSF, médecin et ancien ministre français des Affaires étrangères. Nous étions partis avec le CICR, la Croix Rouge internationale et on devait signer un document qui disait : +On ne témoignera pas de ce qu'on a vu+. Et nous, nous voulions témoigner de ce qu'on avait vu pour les enfants du Biafra."

Aujourd'hui Médecins Sans Frontières,  ce sont 64 000 employés dans 88 pays et sur tous les fronts, surtout les plus difficiles : Afghanistan, où le rôle des ONG est central car le système de santé s'est écroulé, Madagascar, où sévit une terrible famine, Haïti, le Sahel, et d'autres. Les salariés travaillent parfois au péril de leur vie. En Ethiopie, où la région du Tigré est en guerre, et très difficile d'accès pour l'ONG, trois employés ont été assassinés en juin. MSF est également présente sur le front du Covid, et sur les routes migratoires, en Méditerranée ou en Amérique centrale.

L'ONG financée à 98 % par des dons privés revendique son indépendance. Elle a été récompensée du prix Nobel de la Paix en 1999. 

"Je pense à beaucoup de victimes qu'on n'a pas eu le temps de tirer d'affaire, regrette Bernard Kouchner. Mais vous savez c'est simple à dire, et un peu enfantin : un seul être suffit quand vous lui avez apporté un peu de bien-être et peut-être sauvé la vie, peut-être..."