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La prise d'otage au Texas est qualifiée "d'acte de terrorisme" par Joe Biden

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Par Euronews  avec AFP
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La prise d'otage au Texas est qualifiée "d'acte de terrorisme" par Joe Biden
Tous droits réservés  Jessika Harkay/AP

Le quartier résidentiel de Colleyville au Texas est encore sous le choc. La prise d'otages dans une synagogue samedi 15 janvier s'est terminée par la mort de l'assaillant.

Joe Biden a déclaré que son gouvernement ne "tolérerait" pas cet antisémitisme grandissant. Il a martelé que la prise d'otage était un "acte terroriste".

Le président des Etats-Unis a confirmé que le suspect, identifié par le FBI comme étant le ressortissant britannique Malik Faisal Akram, âgé de 44 ans, avait "insisté pour obtenir la libération de quelqu'un qui est en prison depuis dix ans", et avait "tenu des propos antisémites et anti-Israël".

Selon plusieurs médias américains, il réclamait la libération d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnée en 2010 par un tribunal fédéral de New York à 86 ans de prison pour avoir tenté de tirer sur des militaires américains alors qu'elle était détenue en Afghanistan.

Le Royaume-Uni a aussi condamné, par la voix de sa ministre des affaires étrangères sur Twitter, cet "acte de terrorisme et antisémite", assurant que le pays était aux côtés des Etats-Unis.

Le président américain a expliqué que le preneur d'otages avait acheté ses armes "dans la rue". Et il a révélé qu'il ne détenait "apparemment pas de bombes" contrairement à ce qu'il avait affirmé pendant les événements.

"A ce stade, il n'y a pas d'indication de l'implication de toute autre personne", a précisé la police fédérale américaine dans un communiqué.

Otages sains et saufs

Les quatre otages ont tous été libérés sains et saufs samedi soir. Parmi eux, un rabbin local respecté, Charlie Cytron-Walker, qui a raconté que "l'homme armé était devenu de plus en plus agressif et menaçant dans la dernière heure de la prise d'otages".

Celle-ci s'est terminée sur une intervention de la police, une forte détonation et des coups de feu dans la synagogue de la congrégation Beth Israël de Colleyville, ville d'environ 23.000 habitants à une quarantaine de km de Dallas. Et par la mort du suspect, sans que l'on sache à stade s'il s'est suicidé ou s'il a été abattu par les forces de l'ordre.

La police antiterroriste du nord-ouest de l'Angleterre a confirmé dans un communiqué que Malik Faisal Akram était originaire de la région de Blackburn, dans le Lancashire.

Une enquête internationale ouverte

"Nous allons enquêter sur le preneur d'otages et ses contacts", lors d'une investigation "de portée internationale", a déclaré Matt DeSarno, agent spécial du FBI de Dallas.

Ajoutant au caractère spectaculaire de la prise d'otages, une retransmission de l'office religieux en direct sur Facebook était en cours lorsque le ravisseur a fait irruption.

"Je vais mourir"

"Il y a quelque chose qui ne va pas avec l'Amérique", a lancé cet homme, selon cette retransmission suivie par l'AFP avant son interruption. "Je vais mourir", a-t-il aussi dit.

Le président Joe Biden s'est engagé à "faire face à l'antisémitisme". Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a aussi estimé qu'il fallait "continuer à le combattre dans le monde entier".

A Colleyville, dans ce quartier résidentiel très calme, l'émotion était encore forte ce dimanche.

"C'est une des villes les plus sûres du nord du Texas", lâche Austin Newell, 33 ans, propriétaire du club de baseball North Texas Kings dont le terrain est en face de la synagogue. "C'est stupéfiant."

Pour Bob Fitzgerald, 91 ans, qui se rend à la messe de l'église baptiste du quartier, "cela devait se finir comme ça", "ce gars ne méritait pas de vivre".