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Présidentielle française 2022 : qui sont les candidats déjà en lice?

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Par Vincent Coste
Plusieurs dizaines de candidats se sont déjà déclarés pour participer à la présidentielle. Emmanuel Macron, le président sortant, n'a pas encore fait acte de candidature.
Plusieurs dizaines de candidats se sont déjà déclarés pour participer à la présidentielle. Emmanuel Macron, le président sortant, n'a pas encore fait acte de candidature.   -   Tous droits réservés  AFP/AP

En avril prochain, les Français éliront leur nouveau président ou leur nouvelle présidente. Plusieurs dizaines de candidats se sont déjà déclarés pour participer à l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron, le président sortant, ne s'est pas encore prononcé. Mais sa candidature ne fait guère de doute, à l'aune de ses dernières déclarations.

Euronews vous propose de faire le point sur les personnalités politiques engagées dans la course à l'Elysée.

La gauche apparaît plus divisée que jamais, entre grands et petits candidats. Un seul a déjà jeté l'éponge, l'ancien socialiste Arnaud Montebourg qui a retiré sa candidature.

Malgré les plus de 450 000 personnes qui soutiennent l'initiative d'une "primaire populaire" pour désigner une candidature unique de la gauche, les "cadors" comme Jean-Luc Mélenchon ou Yannick Jadot ont d'ores et déjà balayé cette éventualité.

A l'inverse, Christiane Taubira, qui a récemment déclaré sa candidature, s'est ralliée à cette initiative. La gauche se retrouve totalement morcelée, réduisant ses chances de présence au deuxième tour. Pour l'heure, le candidat de La France Insoumise semble être celui qui recueille le plus d'intentions de vote.

Le "match" se jouera vraisemblablement entre Emmanuel Macron, en quête d'un second mandat, et une représentante ou un représentant de la droite. Valérie Pécresse, pour Les Républicains, le grand parti de la droite traditionnelle aura fort à faire pour se qualifier pour le second tour face aux deux candidats de l'extrême droite, Eric Zemmour et Marine Le Pen.

Cette dernière a quelque peu lissé son discours en ne prônant plus, par exemple, une sortie de l'Union européenne ou de l'euro. Eric Zemmour, lui, tient une ligne beaucoup plus dure, avec des positions flirtant parfois avec le révisionnisme, comme son affirmation que le régime de Vichy a défendu les Juifs de France. Une thèse battue en brèche par les historiens.

Des "petits candidats" entre persévérance et ordre dispersé

Outre ces candidats crédités, selon les sondages, d'au moins 3% au soir du premier tour de la présidentielle, le 10 avril prochain, d'autres prétendants ont fait part de leur intention de participer à l'élection.

Même si, selon toute vraisemblance, leur résultat dans les urnes sera anecdotique, ces hommes et ces femmes entendent défendre des positions qui ne sont pas portées par les "grands candidats".

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Les "plus grands des petits candidats" à l'élection présidentielle de 2022euronews

A la gauche de la gauche, ils sont trois à s'être présentés ; Fabien Roussel, pour le Parti communiste français (notre portrait), Philippe Poutou, pour le Nouveau Parti anticapitaliste et Nathalie Arthaud, pour Lutte ouvrière.

A droite, des candidats déjà présents il y a cinq ans rempilent en 2022, comme François Asselineau, le héraut du Frexit, ou Jean Lassalle, le porte-voix du terroir. Nicolas Dupont-Aignan, tenant d'une ligne plus souverainiste, se représente également.

Encore plus à droite, l'ancien conseiller de Marine Le Pen, Florian Philippot porte une candidature axée sur la sortie de l'Union européenne et des positions antipass et antivax.

Nagib Azergui, avec son parti de l'Union des Démocrates Musulmans Français, entend défendre les intérêts de la communauté musulmane.

Hélène Thouy, du parti animaliste, espère réitérer le bon score obtenu lors des dernières élections européennes et faire avancer la cause de la protection des animaux. Avec plus de 2%, soit pratiquement autant que le Parti communiste français, cette formation avait, en effet, créé la surprise en mai 2019

Enfin, plusieurs personnes se présentent avec une étiquette estampillée "gilets jaunes", comme Fabrice Grimal.

Un rappel, toutefois : tous ces candidats doivent obtenir le parrainage de 500 élus (députés, sénateurs, députés européens, maires, etc.) afin de pouvoir se présenter officiellement. Une règle dénoncée par certains "poids lourds" de cette campagne, comme Marie Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, qui peinent à obtenir ces signatures.