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L'extrême droite et les souverainistes européens se retrouvent à Madrid

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Par Euronews  avec AFP
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L'extrême droite et les souverainistes européens se retrouvent à Madrid
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Une dizaine de dirigeants souverainistes d'extrême droite et conservateurs, dont les Premiers ministres hongrois et polonais, se retrouvent vendredi soir et samedi à Madrid pour une nouvelle rencontre destinée à avancer sur la formation d'un groupe commun au Parlement européen.

Aux côtés de Viktor Orban et Mateusz Morawiecki, Marine Le Pen, candidate d'extrême-droite à la présidentielle française, cherchera elle, à moins de trois mois de ce scrutin, à asseoir sa crédibilité internationale et à se démarquer de son rival à la droite de la droite, l'ancien éditorialiste Eric Zemmour.

Cette réunion, organisée par le parti espagnol Vox dans un hôtel du centre de la capitale, se tient près de deux mois après une rencontre similaire à Varsovie début décembre. Une conférence de presse finale est prévue samedi à la mi-journée.

"Nous espérons qu'elle représentera un nouveau pas sur la route de la coopération en vue de donner à l'Union Européenne la dimension d'une union de nations souveraines", a déclaré, selon l'agence polonaise PAP, Radoslaw Fogiel, député du parti Droit et Justice de M. Morawiecki, qui sera présent à Madrid à ses côtés.

Marlene Svazek, du parti d'extrême-droite autrichien FPÖ, le Belge Tom Van Grieken, du Vlaams Belang (extrême-droite flamande), et des responsables de formations bulgare, estonienne, lituanienne, néerlandaise et roumaine sont également annoncés, contrairement au chef de la Ligue italienne, Matteo Salvini, et à la cheffe de Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni, qui était pourtant venue à Varsovie.

Ces rencontres sont nées d'une "déclaration commune" signée en juillet par ces mêmes responsables et visant à "réformer l'Europe".

Ces partis espèrent à terme constituer un groupe commun au Parlement européen. Lors de la rencontre de Varsovie, ils avaient discuté de la possibilité de votes communs, mais sans parvenir à conclure une alliance formelle.

Actuellement, ces formations sont scindées à Strasbourg en deux groupes distincts.

Le groupe Identité et Démocratie (ID) réunit notamment le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen, la Ligue italienne et l'AfD allemande, tandis que le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) comprend le polonais Droit et Justice du premier ministre Morawiecki, l'espagnol Vox et Fratelli d'Italia.

Pour sa part, le Fidesz de Viktor Orban, qui a divorcé en mars du groupe du Parti populaire européen (PPE), est à la recherche d'autres partenaires.

La Pologne et la Hongrie sont menacées par un mécanisme de l'UE permettant de suspendre le versement de fonds européens en cas de violation des principes de l'Etat de droit, en raison de leurs démêlés récurrents avec Bruxelles sur le respect des valeurs jugées fondamentales au sein de l'Union européenne.