Ukraine : face-à-face entre l'OTAN et la Russie

Des soldats ukrainiens à l'entraînement à Pripiat (Ukraine), le 4 février 2022
Des soldats ukrainiens à l'entraînement à Pripiat (Ukraine), le 4 février 2022 Tous droits réservés SERGEI SUPINSKY/AFP or licensors
Tous droits réservés SERGEI SUPINSKY/AFP or licensors
Par Euronews avec AFP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Alors que la Russie a déployé au moins 100 000 hommes à sa frontière avec l'Ukraine, l'Otan se prépare à une invasion en envoyant des soldats dans les pays de la région.

PUBLICITÉ

L'Ukraine a appelé dimanche à se méfier des "prévisions apocalyptiques" en jugeant que les chances de trouver une "solution diplomatique" avec Moscou restaient "considérablement supérieures" à celle d'une "escalade" militaire, après les avertissements américains d'une possible invasion russe de grande échelle.

"Ne faites pas confiance à des prévisions apocalyptiques", a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

"L'Ukraine a une armée puissante, un soutien international sans précédent" et "est prête à tout développement", a-t-il assuré. "C'est à l'ennemi d'avoir peur de nous".

Ces déclarations interviennent peu après l'avertissement du Renseignement américain selon lequel la Russie a déjà 70% du dispositif nécessaire à une invasion à grande échelle de l'Ukraine et pourrait disposer de capacités suffisantes, soit 150 000 hommes, pour lancer une offensive dans deux semaines, selon des responsables américains.

Kiev tente de relativiser le risque d'une attaque imminente russe notamment pour protéger sa fragile économie, encore affaiblie par le risque d'une invasion.

Selon des responsables américains, qui ont informé ces derniers jours les élus du Congrès et des partenaires européens, le Renseignement n'a pas établi si le président russe Vladimir Poutine avait pris la décision de passer à l'offensive ou non, mais qu'il voulait se donner toutes les options possibles, de l'invasion partielle de l'enclave séparatiste du Donbass à l'invasion totale.

Si le Kremlin choisit l'option la plus radicale, il pourrait encercler Kiev, la capitale ukrainienne, et renverser le président Volodymyr Zelensky en 48 heures, selon ces responsables.

"Pression psychologique"

Les premiers contingents de soldats américains sont arrivés samedi et dimanche en Pologne, où le président américain Joe Biden a décidé d'envoyer des renforts pour défendre les pays de l'Otan "contre toute agression", en plein ballet diplomatique visant à convaincre Moscou de retirer ses troupes massées aux frontières de l'Ukraine.

Les Etats-Unis, qui ont déployé 3000 militaires en renfort en Europe, n'ont pas envoyé ces troupes "pour déclencher une guerre" contre la Russie en Ukraine, a assuré dimanche le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan.

La Russie dément toute velléité d'invasion, affirmant vouloir seulement garantir sa sécurité. Moscou a également annoncé des "manoeuvres militaires" conjointes avec le Belarus, où elle a massé plusieurs bataillons au nord de Kiev et dans la région de Brest, non loin de la frontière polonaise.

Il y a deux semaines, 60 bataillons de l'armée de terre étaient positionnés au nord, à l'est et au sud de l'Ukraine, notamment en Crimée annexée par Moscou en 2014. Vendredi, il y en avait 80 et 14 autres sont en transit en provenance du reste de la Russie, notamment de Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe.

La Russie masse des troupes à la frontière ukrainienne "depuis le printemps dernier", mais pour "effectuer une pression psychologique" elle procède à des "rotations massives", a de son côté observé M. Podoliak.

"Combien de temps cette activité russe sera-t-elle maintenue, et quel objectif poursuit-elle ? Seul le Kremlin peut avoir la réponse exacte", a-t-il ajouté.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Ukraine : Vladimir Poutine avance ses pions, l'Otan craint une "invasion massive"

Ukraine : Macron à Moscou, Scholz à Washington

Conséquences d'une frappe russe sur Dnipro