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Lancement chaotique de Truth Social, le réseau social de Donald Trump : n'est pas Twitter qui veut

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Par Maxime Biosse Duplan  & AFP
Donald Trump lance "son" réseau social, mais n'est pas Twitter qui veut...
Donald Trump lance "son" réseau social, mais n'est pas Twitter qui veut...   -   Tous droits réservés  STEFANI REYNOLDS/AFP or licensors

Victime de son succès ? L'application mobile de réseau social Truth Social, lancée par Donald Trump ce dimanche soir aux Etats-Unis, connaît des débuts chaotiques. "Massive demand", c'est la raison invoquée par les développeurs de l'app pour expliquer l'impossibilité vécue par des centaines d'entre eux de créer un compte. 

La plupart des utilisateurs ayant tenté d'installer Truth Social ont reçu des messages d'erreur à répétition, et les plus chanceux se sont vus mettre sur une liste d'attente. Le site internet du nouveau réseau, de son côté, affiche une erreur réseau

L'application, voulue par l'ancien président américain comme une tentative de retour sur les réseaux sociaux après son bannissement de Twitter, Facebook et Youtube l'année dernière, n'est pour l'instant disponible qu'aux Etats-Unis. Trump Media & Technology Group (TMTG), sa maison mère, parie sur le mois de mars pour une mise en service complète. 

"Truth Social" a été présentée par Donald Trump comme une alternative à Facebook, Twitter et YouTube, dont il a été banni après l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Il est accusé d'avoir incité ses partisans à la violence.

Dimanche, l'application était marquée "Attendue pour le 21 février" sur les boutiques de téléchargement d'applications mobiles. Elle existe depuis jeudi en version test, utilisée par des partisans du milliardaire.

"Le temps de la Vérité est venu" a tweeté mardi Donald Trump Junior, le fils de l'ex dirigeant, avec une capture d'écran d'un message de son père sur le réseau: "Soyez prêts ! Votre président favori va bientôt vous recevoir".

D'après différents communiqués, le groupe dispose d'environ 1,25 milliard de dollars pour partir à l'assaut de ses concurrents sur le marché, déjà très encombré, des réseaux sociaux prisés des ultra-conservateurs, comme Gettr, lancé début juillet par l'ancien conseiller de Donald Trump, Jason Miller, mais aussi Parler (qui avait été temporairement banni des boutiques d'applications après l'assaut sur le Capitole) et Gab.

Avant la suppression de son compte Twitter, le réseau social était la plateforme favorite de Donald Trump, dont il se servait tour à tour pour faire des annonces présidentielles et formuler des attaques contre ses ennemis politiques. Il y comptait près de 89 millions d'abonnés, auxquels il s'adressait tous les jours.

Jenny Kane/Copyright 2017 The Associated Press. All rights reserved.
Le compte Twitter de Donald Trump, en 2019Jenny Kane/Copyright 2017 The Associated Press. All rights reserved.