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La dépouille d'Yvan Colonna transférée en Corse

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Par Euronews
Des manifestants enlèvent un portrait d’Yvan Colonna devant la préfecture d’Ajaccio (archive).
Des manifestants enlèvent un portrait d’Yvan Colonna devant la préfecture d’Ajaccio (archive).   -   Tous droits réservés  PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP or licensors

Les funérailles du militant indépendantiste corse Yvan Colonna, dont la mort après son agression en prison a suscité une vague d'émotion sur l'île, auront lieu vendredi dans son village familial de Cargèse.

Selon des sources proches du dossier, le corps d'Yvan Colonna devait être rapatrié ce mercredi. Des appels à faire une haie d'honneur, avec bougies et drapeaux, entre l'aéroport d'Ajaccio et le funérarium où il doit passer la nuit, circulent en Corse. Ses obsèques auront lieu vendredi à 15 heures dans le village de Cargèse.

Depuis l'annonce de son décès, lerecueillement a prédominé en Corse, contrastant avec les scènes de violences qui ont émaillé les différentes manifestations de soutien au militant pendant près de deux semaines. Plusieurs veillées ont eu lieu dans le calme et la Collectivité de Corse dès mardi a mis ses drapeaux en berne. Une initiative qu'a désapprouvée publiquement le gouvernement mercredi. "La décision de la collectivité de Corse (...) nous apparaît comme très inappropriée dans ce contexte", a estimé son porte-parole, Gabriel Attal.

Éclaircir les circonstances

Yvan Colonna purgeait une peine de prison à perpétuité sur le continent, à Arles quand il a été violemment agressé le 2 mars dans la salle de sport par un codétenu condamné notamment pour terrorisme. Après presque trois semaines de coma, l'ancien berger est décédé lundi soir à 61 ans dans un hôpital marseillais.

Différentes enquêtes doivent permettre d'éclaircir les circonstances de cette agression qui a duré près de huit minutes, filmée par une caméra, sans qu'aucun surveillant n'intervienne. C'est l'agresseur lui-même qui avait alerté les gardiens, expliquant que Colonna avait "fait un malaise".

Mardi, le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis une requalification de la mise en examen de son agresseur en "assassinat en relation avec une entreprise terroriste".