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Espagne : le téléphone du Premier ministre Pedro Sanchez espionné via Pegasus

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Par Euronews
Archives : le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Berlin (Allemagne), le 18/03/2022
Archives : le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Berlin (Allemagne), le 18/03/2022   -   Tous droits réservés  Filip Singer/AP

En Espagne, le gouvernement indique ce lundi que les téléphones portables du Premier ministre Pedro Sánchez et de la ministre de la Défense Margarita Robles ont fait l'objet d'écoutes "illégales" et "externes" au moyen du logiciel israélien Pegasus.

Le gouvernement s'appuie sur deux rapports du Centre national de cryptologie, indiquant que deux "intrusions" ont été vérifiées en mai 2021 (sur le portable de Pedro Sánchez) et juin 2021 (sur celui de Margarita Robles).

C'est le gouvernement lui même qui a révélé ces écoutes illégales, sans avancer aucune piste quant à leurs origines. "L'écoute illégale de ces téléphones a été vérifiée dans le cadre d'un processus qui est toujours en cours et qui concernera tous les membres du gouvernement. Nous rapportons des faits qui ont été vérifiés et sont irréfutables. Ce ne sont pas des suppositions. Il s'agit de faits extrêmement graves. Il s'agit d'intrusions externes, donc qui ne sont pas le fait des institutions de l'État et qui sont hors de la loi", a dit le ministre de la Présidence, Félix Bolaños,

Deux intrusions en mai 2021

Des données ont été extraites lors de deux intrusions qui ont visé le portable du chef de l'exécutif en mai 2021. Une intrusion a concerné en juin de la même année le téléphone de la ministre de la défense.

Ces révélations interviennent surtout alors que le gouvernement est lui-même en pleine tourmente accusé d'espionnage par les milieux indépendantistes. 

Madrid est sommé de s'expliquer suite à un rapport prouvant que les portables d'une soixantaine de personnalités, la plupart catalans, ont été piratés via Pegasus entre 2017 et 2020, comme en atteste un rapport de l'organisme canadien "Citizen Lab".

Parmi les personnes visées, l'actuel président régional catalan, Pere Aragoné ainsi que plusieurs députés régionaux et autres membres d'organisations civiles indépendantistes. L'ex-président régional catalan Carles Puigdemont n'aurait pas directement été espionné, mais nombre de ses proches l'ont été selon l'organisme canadien.