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Des réfugiés ukrainiens dans l'Espagne "vide"

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Par Carlos Marlasca
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Villanueva de Bogas compte un peu plus de 700 habitants.
Villanueva de Bogas compte un peu plus de 700 habitants.   -   Tous droits réservés  Euronews

Villanueva de Bogas, près de Tolède, se trouve dans l'une des régions d'Espagne les moins densément peuplées. Avec la survenue de la guerre en Ukraine, le village compte une vingtaine de nouveaux habitants fraîchement arrivés.

"Je veux que mes enfants soient en sécurité. Je veux que ma famille soit unie. Et où nous allons vivre, je ne le sais pas encore", confie Zoriana Bohonis, mère de famille ukrainienne.

Dans le village plusieurs maisons étaient inoccupées. Les réfugiés ont donc pu s'y installer avec leur famille. Depuis la vie s'organise grâce à un réseau de solidarité. Un nouveau foyer à plus de 3000 km de l'Ukraine.

"Nous lui avons appris les bases : comment fonctionne la machine à laver, le micro -ondes.... Tout ça le premier jour où elle est arrivée. Et maintenant, elle peut faire ce qu'elle veut avec sa famille. Ici, ils sont à la maison", explique Manuel Santiago, très impliqué dans l'accueil.

"L'arrivée des réfugiés a été possible grâce à une femme qui vit dans ce village depuis dix ans et qui a d'abord voulu mettre ses proches hors de danger, puis a saisi l'occasion pour faire venir d'autres compatriotes qui n'avaient nulle part où aller", précise l'envoyé spécial d'Euronews, Carlos Marlasca.

Parlant couramment espagnol, Oksana Boyko est devenue en quelque sorte la référente des réfugiés ukrainiens. 

"Même au travail, ils m'envoient des messages pour chaque petit problème. Je ne peux pas leur parler directement, mais je peux répondre ou résoudre le problème en envoyant des gens d'ici, du village, qui ne travaillent pas, pour les aider", raconte Oksana Boyko.

L'arrivée des réfugiés ukrainiens est aussi une chance pour Villanueva de Bogas, un village vieillissant qui compte un peu plus de 700 habitants.

"Les parcs sont déjà plus remplis qu'avant. Il ya des jeunes...Et je crois que cela peut régénérer et donner plus de vitalité à ce type de ville qui se trouve au centre des régions dépeuplées d'Espagne", espère José Miguel Rodriguez.

Reste à savoir pour combien de temps s'installeront ces réfugiés qui fuient la guerre. Nombre d'entre eux ont l'espoir de pouvoir rentrer chez eux dès que la situation le permettra.