This content is not available in your region

Il n'existe aucune chance d'un accord de paix ou d'un cessez-le-feu immédiat en Ukraine, selon l'ONU

Access to the comments Discussion
Par euronews  avec AFP
euronews_icons_loading
Le secrétaire général des Nations, Antonio Guterres
Le secrétaire général des Nations, Antonio Guterres   -   Tous droits réservés  AP

Le secrétaire général des Nations unies a appelé mercredi à maintenir le contact avec la Russie de Vladimir Poutine pour sauver des vies en Ukraine et préparer la paix, même si aucun règlement pacifique du conflit ne se profile actuellement.

"Il est clair qu'à l'heure actuelle, il n'existe aucune chance d'un accord de paix ou d'un cessez-le-feu immédiat", a déclaré Antonio Guterres devant la presse à Vienne, où il se trouve pour une réunion de l'ONU.

"Mais cette guerre ne durera pas éternellement. Le moment viendra où les négociations de paix seront sur la table. Le moment viendra je l'espère, d'une solution au problème", a souligné le responsable de 73 ans, qui a proposé ses bons offices pour servir de médiateur.

Marginalisée depuis le début du conflit, l'ONU, dont la mission est de garantir la paix dans le monde, intervient en Ukraine et dans les pays voisins dans un rôle jusqu'ici principalement humanitaire.

Plus tôt dans la semaine, Emmanuel Macron avait également estimé que la paix devrait se construire sans "humilier" la Russie.

"Nous aurons demain une paix à bâtir, ne l'oublions jamais. Nous aurons à le faire avec autour de la table l'Ukraine et la Russie (...) Mais cela ne se fera ni dans la négation, ni dans l'exclusion de l'un l'autre, ni même dans l'humiliation", a déclaré le président français lundi à Strasbourg.

Des femmes de soldats assiégés à Marioupol ont vu le pape et demandé son aide

Un groupe d'épouses de militaires ukrainiens du régiment Azov a rencontré mercredi le pape François, à qui elles ont demandé d'intervenir pour "sauver la vie" de ces militaires, retranchés depuis plusieurs semaines dans l'aciérie Azovstal pilonnée par l'armée russe à Marioupol dans le Sud-Est de l'Ukraine.

"Nous lui avons demandé de venir en Ukraine, de parler (au président russe Vladimir) Poutine, de lui dire 'Laissez-les partir'", a déclaré à la presse Kateryna Prokopenko, épouse d'un des chefs de la division Azov, Denis Prokopenko.

L'entrevue, qui a duré "environ cinq minutes" selon elles, a eu lieu à l'issue de l'audience générale du souverain pontife, sur la place Saint-Pierre au Vatican.

"Nous espérons que cette rencontre permettra de leur sauver la vie. Nous sommes prêts à une action du pape, de sa délégation, nos soldats sont prêts à baisser les armes en cas d'évacuation vers un pays tiers", a-t-elle ajouté.

"Nous avons dit au pape que 700 de nos soldats sont blessés, qu'ils souffrent de gangrène, d'amputations (...) Beaucoup d'entre eux sont morts, nous n'avons pas pu les enterrer", a pour sa part déclaré Yulia Fedosiuk, 29 ans.

"Nous avons demandé au pape de les aider, de faire office de tierce partie dans cette guerre et de leur permettre de fuir par un couloir humanitaire. Il nous a dit qu'il priait pour nous et qu'il ferait tout ce qu'il pouvait", a-t-elle ajouté, soulignant les "conditions terribles" sur place, "sans eau, sans nourriture, sans équipement médical". Elles ont dit craindre que les soldats soient capturés, torturés et tués par les forces russes.

Depuis plusieurs semaines, Marioupol est presque entièrement sous contrôle des forces russes. Seule leur échappe l'immense aciérie Azovstal, que l'armée russe pilonne sans relâche.

Selon Kyiv, "plus d'un millier" de militaires ukrainiens dont "des centaines de blessés" se trouvent toujours dans les galeries souterraines de ce vaste complexe métallurgique, après l'évacuation de tous les civils la semaine passée avec l'aide de l'ONU.

Créé en 2014 par des nationalistes ukrainiens, le controversé régiment Azov est au cœur d'une guerre de propagande entre Kyiv et la Russie dont l'un des buts de guerre déclarés est la "dénazification" de l'Ukraine