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Guerre en Ukraine : combien de victimes civiles ?

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Par euronews  avec agences
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Darrell Loveless travaille à déplacer des cadavres de camions réfrigérés à la morgue de Bucha, à la périphérie de Kiev, le lundi 25 avril 2022.
Darrell Loveless travaille à déplacer des cadavres de camions réfrigérés à la morgue de Bucha, à la périphérie de Kiev, le lundi 25 avril 2022.   -   Tous droits réservés  Emilio Morenatti/ The Associated Press.

Combien de victimes civiles la guerre en Ukraine a -t-elle causées ?

Le bilan officiel est de 7 061 dont 3381 morts, un chiffre sans doute bien en deçà de la réalité prévient la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine qui s'efforce de corroborer chaque incident. La grande inconnue est la ville de Marioupol où les décès sont susceptibles d'augmenter considérablement le total. 

L'ONU dit recueillir des témoignages inquiétants en provenance d'autres villes.

"À Bucha et dans d'autres villes au nord de Kiyv qui étaient occupées par les forces armées russes, nous avons des informations faisant état du meurtre illégal de plus de 300 hommes, femmes et enfants. Malheureusement, ces chiffres continueront d'augmenter au fur et à mesure que nous visiterons de plus en plus de régions" souligne Matilda Bogner, Cheffe de la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine.

La Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine a documenté des violations graves du droit international humanitaire et des violations flagrantes des droits de l'homme dans le pays. Beaucoup de ces allégations concernent des violations pouvant constituer des crimes de guerre
Matilda Bogner
Cheffe de la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine

"Depuis le 24 février, la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine a documenté des violations graves du droit international humanitaire et des violations flagrantes du droit des droits de l'homme dans le pays. Beaucoup de ces allégations concernent des violations pouvant constituer des crimes de guerre", poursuit-elle.

La semaine dernière, Matilda Bogner et ses collègues ont visité 14 villes des régions de Kiev et de Tchernihiv occupées par les forces armées russes jusqu'à fin mars.

"L_es gens nous ont parlé de parents, de voisins et d'amis tués, blessés, détenus et disparus. À Makariv, une famille de cinq personnes a été abattue par les forces armées russes alors qu'elle tentait de partir avec ses voisins en voiture. Malheureusement, seuls deux membres de la famille ont survécu"_, a-t-elle ajouté.

"Nous continuons de recevoir des allégations de viol, y compris de viol collectif, de tentative de viol, de nudité forcée, de menaces de violences sexuelles contre des femmes et des filles civiles, des hommes et des garçons. Les femmes et les filles sont les victimes les plus fréquemment citées. Au cours de ma récente visite dans des villes au nord de Kiev, nous avons documenté un certain nombre de cas de violence sexuelle. Un soldat russe a violé et tué une femme dans une ville que nous avons visitée. Le même soldat a ensuite tenté de violer la voisine de la femme. Son mari est intervenu mais a ensuite été touché au ventre par le soldat. Il est mort plus tard ", a-t-elle déclaré.

Alors que la guerre se poursuit, le nombre de personnes fuyant leurs maisons est également en augmentation.

Selon le dernier rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 8 millions de personnes se sont déplacées à l'intérieur du pays, soit une augmentation de 24 % par rapport aux chiffres de mars.

En réponse à la crise, l'OMS a lancé un appel de fonds d'urgence de 150 millions de dollars : 

"Ces fonds soutiendront l'accès aux services de santé essentiels, y compris les soins de traumatologie pour 6 millions de personnes. Ce dont l'Ukraine a vraiment besoin plus que toute autre chose, c'est de la paix. Et donc, encore une fois, nous continuons à demander à la Fédération de Russie d'arrêter cette guerre" indique le chef de l'Organisation mondiale de la santé,  Tedros Adhanom Ghebreyesus.