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Les conjointes des soldats ukrainiens d'Azovstal s'inquiètent de leur sort

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Par Natalia Liubchenkova
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Les différentes femmes rencontrées par Euronews entendent maintenir la pression pour que Marioupol et de ses défenseurs ne tombent pas dans l'oubli et pour qu'ils survivent.
Les différentes femmes rencontrées par Euronews entendent maintenir la pression pour que Marioupol et de ses défenseurs ne tombent pas dans l'oubli et pour qu'ils survivent.   -   Tous droits réservés  Photo : Natalia Liubchenkova

Les femmes rencontrées par Euronews veulent porter la parole de leurs conjoints qui se battent à Marioupol et qui sont retranchés dans l'aciérie Azovstal, l'un des endroits les plus dangereux du monde.

Ils survivent depuis des mois dans des conditions inhumaines, coupés du monde et sous le feu permanent de l'armée russe.

"La dernière fois que nous avons été en contact, c'était il y a dix jours. Il m'a dit que la situation était critique. Il n'y a pas d'aide médicale, il n'y a pas d'eau, ils boivent dans un verre une gorgée d'eau toutes les 5-6 heures", raconte l'une d'elle.

Alors que les informations font état de la reddition de nombreux soldats ukrainiens retranchés à Azovstal, elles restent très inquiètes du sort qui leur sera réservé par les Russes.

"Il a très peu écrit, il a dit que je ne devais pas m'inquiéter à cause des nouvelles, ce qui m'a rendu encore plus inquiète. Mais c'est tout ce que j'ai reçu", souligne une autre.

Ces femmes se sentent épuisées mais leurs visages s'illuminent chaque fois qu'elles repensent aux messages reçus de leurs proches qui n'abordent que très peu les combats.

Elles racontent qu'elles sont régulièrement interrogées et interviewées au sujet des liens entre le régiment Azov et les mouvements d'extrême droite.

"La propagande russe en Europe est forte et beaucoup de gens pensent que les soldats d'Azov sont des néo-nazis ou des fascistes", explique l'une d'elles. "Nous en parlons beaucoup. Nous disons aux médias que le régiment Azov est la partie officielle de l'armée ukrainienne et que c'est un régiment multinational. Le chef a notamment demandé au gouvernement israélien d'aider à mettre en place un corridor pour Azov. J'ai aussi un ami qui est responsable de l'une des plus grandes organisations LGBTQI+ et ils ont donné de l'argent à Azov", précise-t-elle.

Le soutien le plus important qu'elles reçoivent provient de ceux qu'elles essaient sauver comme l'explique celle dont le conjoint à la grade de commandant : "Il est mon meilleur soutien dans cette vie, dans ce monde... Il est mon rayon de soleil, l'incarnation de la force, de la bonté, de la volonté et de la puissance spirituelle. Je ne peux même pas expliquer à quel point je tiens à lui".

Elles entendent maintenir la pression pour que Marioupol et ses défenseurs ne tombent pas dans l'oubli. Et pour qu'ils survivent.