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France : Jour J pour le gouvernement Borne

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Par euronews  avec AFP
La Première ministre française, Elisabeth Borne, le 19 mai aux Mureaux en région parisienne.
La Première ministre française, Elisabeth Borne, le 19 mai aux Mureaux en région parisienne.   -   Tous droits réservés  STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le suspense va prendre fin en France. La composition du nouveau gouvernement dirigé par Elisabeth Borne sera annoncée ce vendredi après-midi, près d'un mois après la réélection d'Emmanuel Macron et trois semaines avant les législatives.

Profond renouvellement ou continuité ? La réponse sera apportée à l'Elysée, probablement par son secrétaire général Alexis Kohler, qui devrait lire sur le perron la liste de la nouvelle équipe.

Celle-ci se réunira ce lundi pour le premier Conseil des ministres autour du chef de l'Etat et d'Elisabeth Borne, nommée une semaine plus tôt.

L'impatience était palpable ces derniers jours dans les ministères, où se préparaient les cérémonies de passation de pouvoirs entre les sortants et les nouveaux entrants.

Le processus aura pris quatre jours, contre deux pour le gouvernement d'Édouard Philippe en 2017 et trois pour celui de Jean Castex en 2020.

L'équation de la parité

Pour préparer le gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne s'est rendue à plusieurs reprises à l'Elysée, a consulté les ex-Premiers ministres Edouard Philippe et Bernard Cazeneuve (ex-PS), ainsi que des responsables politiques et les partenaires sociaux.

Pour elle et Emmanuel Macron, l'un des défis est de s'entendre sur un casting conforme à la promesse exprimée par le chef de l'Etat de lancer "un mandat nouveau", mais aussi capable de faire face à un contexte géopolitique, économique et social difficile avec la guerre en Ukraine, une inflation inédite depuis l'introduction de l'euro et une croissance en berne.

Face à ces urgences, quels seront les poids lourds du gouvernement de Jean Castex reconduits à leur poste ou à un autre ? La question se pose pour Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Julien Denormandie (Agriculture), Olivier Véran (Santé), Gabriel Attal (porte-parole), Marc Fesneau (Relations avec le Parlement), Eric Dupond-Moretti (Justice), Amélie de Montchalin (Transformation de l'Action publique)...

Tandis que d'autres, comme Florence Parly (Armées), sont donnés partants.

L'une des équations à résoudre est celle de la parité, avec la nécessité de nommer des femmes à des postes visibles. Première cheffe du gouvernement depuis trente ans, Elisabeth Borne a insisté jeudi sur l'égalité femmes-hommes et la nécessité pour les femmes de "rêver" et d'avoir "confiance" en elles.

Parmi les ministres potentielles, figurent Caroline Cayeux, maire de Beauvais, et Catherine Vautrin, évoquée pour le poste de Première ministre, deux femmes venant de la droite.

Les portes du gouvernement s'ouvriront-elles aussi pour Damien Abad, qui a quitté jeudi son poste de chef des députés LR et son parti ?

Ce gouvernement Borne devrait être assez resserré - avec une vingtaine de ministres selon certains membres de la majorité - pour mener la bataille des législatives des 12 et 19 juin. Il devrait ensuite s'élargir, notamment avec des secrétaires d'Etat, au début de l'été.

D'ici au scrutin, les nouveaux ministres devront se faire discrets puisque la période de réserve débute lundi prochain.