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Cannes : Palme d'Or pour "Sans filtre" de Ruben Östlund, une drôle de satire sur les ultra-riches

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Par Frédéric Ponsard  & Camille Pauvarel
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La Palme d'Or 2022
La Palme d'Or 2022   -   Tous droits réservés  Euronews

Cinq ans après avoir décerné la précieuse Palme d'Or, pour "The Square" qui se moque du monde de l'art, Ruben Östlund est à nouveau récompensé pour un long-métrage à l'humour grinçant, "Sans filtre"."Sans filtre" ou "Triangle of Sadness" en VO, a été coproduit notamment par la Suède, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France.

"Ce qui me plait dans l'histoire du cinéma européen, c'est que nous nous sommes toujours intéressés aux questions de société. Nous nous sommes demandés commentcréer une meilleure société, nous avons cherché à savoir ce que nous n'aimions pas, ce que nous devions changer. Le cinéma a donc été un outil pour essayer d'améliorer les choses et je ne peux rien imaginer de plus inutile que de faire des films si je ne veux pas changer quelque chose, si je ne veux pas améliorer quelque chose.", Ruben Östlund, réalisateur du film "Sans filtre", Palme d'Or 2022.

Cette 75ème édition du Festival de Cannes a aussi décerné le prix d'interprétation masculine à l'acteur sud-coréen Song-Kang ho pour "Les bonnes étoiles" du réalisateur japonais Kore-Eda. L'acteur de 55 ans a été révélé dans le film "Parasite", Palme d'Or en 2019. 

L'Iranienne Zar Amir Ebrahimi a quant à elle été désignée pour le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans "Les nuits de Mashhad" du danois-iranien Ali Abassi. "Ce film parle des femmes, de leur corps, ce film est rempli de haine, de mains, de seins, tout ce qu'on ne peut montrer en Iran. Merci de cet art si puissant", a-t-elle déclaré à la réception de son prix.

Les deux Grand Prix du Jury ont été remis ex-aequo au jeune réalisateur belge Lukas Dhont pour "Close" et à à la cinéaste française chevronnée Claire Denis pour son "Stars at Noon". Enfin, deux Prix du Jury, ex-aequo également pour "Le Otto Montagne" du couple de réalisateur belge Félix van Groeningen et Charlotte Vandermeersch ainsi que pour "EO" du jeune cinéaste polonais de 84 ans, Jerzy Skolimovski. 

La preuve, s'il en était besoin de la diversité et de la modernité du cinéma européen.