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Un Italien malade du Covid bientôt expulsé d'Angleterre, faute d'avoir fait ses papiers à temps

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Par Luke Hanrahan
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Londres
Londres   -   Tous droits réservés  AP Photo

Le Brexit et le Covid sont l'enfer pour Dante Bulanti. Régulièrement, il se rend à l'hôpital Charring Cross dans le cadre d'essais cliniques à Londres. Cet Italien va pourtant un peu mieux depuis que le Covid l'a terrassé l'été dernier. Il était alors cloué au lit, incapable de bouger ses mains. Dante n'est toujours pas en mesure de travailler.

"Chaque matin, nous explique Dante, je me réveille, je ne peux pas fermer mes mains à cause de la douleur. Après cela, je prends le__traitement, et après trois ou quatre heures, je peux fermer mes mains."

 Grâce aux médicaments, Dante est de nouveau sur pied. Mais son traitement est loin d'être terminé.

Malgré cela, le ministère de l'Intérieur britannique prévoit d'expulser le 14 juin Dante, qui vivait avant la maladie entre l'Italie et le Royaume Uni. Les autorités ont rejeté sa demande pour le statut de résident, elle a été faite trop tard, à cause de son confinement passé à Milan.

Sa compagne Nicoletta Frosi, qui vit à Londres, est inquiète et désespérée :  "Moralement, il est très bas. Je suis partie une semaine avec mes filles et je l'ai retrouvé dans un état terrible, parce qu'il est vraiment pessimiste et il ne peut pas s'en sortir."

"Si je retourne en Italie, ajoute Dante, je ne ferai pas face, donc je suis vraiment très inquiet."

 Nicoletta, qui travaille dans l'éducation nationale britannique depuis 20 ans, connaît d'autres Européens, qui, à cause du Brexit comme Dante, ont maintenant un avenir incertain : 

"Après que cela soit arrivé à Dante, vous commencez soudainement à rencontrer plein de gens qui vous racontent leur histoire. Et il y a tellement d'histoires de gens qu'ils expulsent et c'est tout, sans même considérer qu'ils ont une famille. Nous sommes juste un numéro, l'Angleterre n'est plus ce qu'elle était dans mes souvenirs."

 Le ministère de l'Intérieur britannique déclare pourtant soutenir la petite proportion de personnes éligibles qui pour des raisons valables n'ont pas fait de demande avant la date limite.

"Je me sens vraiment vraiment trahie, ajoute Nicoletta, je suis à Londres depuis que je suis toute petite. Et j'avais l'impression d'en faire partie, et là j'ai l'impression que nous ne sommes pas du tout les bienvenus."

 Dante espère un jour redevenir comme avant, que ses mains fonctionneront à nouveau correctement, pour qu'il puisse se remettre enfin au travail, et reprendre une vie normale, si possible à Londres.