This content is not available in your region

Stade de France : plus de 2 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le France/Danemark

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AFP
euronews_icons_loading
Des policiers devant le Stade de France, le samedi 28 mai 2022.
Des policiers devant le Stade de France, le samedi 28 mai 2022.   -   Tous droits réservés  Christophe Ena/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Un peu plus de 2 000 policiers et gendarmes dont 650 dédiés à la lutte contre la délinquance aux abords du Stade de France sont mobilisés ce vendredi pour assurer la sécurité du match France/Danemark au Stade de France après le fiasco de samedi, a annoncé jeudi soir la préfecture de police de Paris.

Pour cette rencontre, la préfecture a indiqué que "près de 77 000 spectateurs (étaient) attendus". "1 800 billets ont été attribués aux spectateurs danois", a-t-elle ajouté. Samedi dernier lors de la finale de la Ligue des Champions opposant le Real de Madrid à Liverpool, 22 000 billets avaient été attribués aux supporters anglais, autant aux Espagnols.

La préfecture a précisé qu'elle mettait en place un dispositif "orienté sur l'ordre public, la lutte anti-délinquance et la régulation des flux de personnes". En outre, a-t-elle ajouté, "afin de contenir l'impact de la grève annoncée à la RATP, un dispositif spécifique de régulation des flux est mis en place à la sortie du RER D".

Pour éviter les vols à l'arraché et autres actes de délinquance qui se sont déroulés samedi soir aux abords du stade, la PP a prévu de consacrer un peu plus de 600 "effectifs à la lutte contre la délinquance aux abords et en périphérie du stade de France, ainsi que dans les stations de transport". Le périmètre de protection du stade sera mis en place "dès 15h". "La vérification des billets, sous le contrôle de l'organisateur, sera réalisée au niveau des bornes d'accès. Les forces de sécurité veilleront en amont et sur le parvis au maintien de l'ordre et de la sécurité publics", a détaillé la PP.

Eviter un nouveau fiasco

Cette rencontre ne comporte pas de dangers particuliers selon plusieurs sources policières, mais les autorités françaises ne veulent prendre aucun risque, après le fiasco de samedi soir lors de la finale de la Ligue des champions.

Les images de spectateurs agglutinés derrière les grilles du Stade de France, de forces de l’ordre intervenant avec des gaz lacrymogènes et de chaos à la fin du match ont fait le tour du monde. De nombreux pays s'interrogent sur la capacité de la France à accueillir de nouvelles compétitions sportives internationales. 

Mais le président français, Emmanuel Macron, a tenu à les rassurer lors de son déplacement à Marseille jeudi : "La France a toujours montré qu’elle savait attirer des grandes compétitions, on l’a montré encore avec l’Euro, on tirera toutes les conséquences de ce match, mais dois-je rappeler que beaucoup de ces finales malheureusement ont parfois eu des événements bien plus dramatiques et nous nous apprêtons aujourd’hui à accueillir le rugby en 2023 et les JO en 2024."

Le président français a également réitéré toute sa confiance en son ministre de l'intérieur Gérald Darmanin. Celui-ci est pourtant dans la tourmente, alors que de nombreuses voix l'accusent de mensonges, notamment Outre-manche. Le Real Madrid a exigé publiquement "des réponses et des explications" pour les incidents "regrettables" survenus samedi.

Le ministre de l'Intérieur affirme que 30 à 40 000 personnes sans billet ou munis de faux billets étaient présentes samedi soir au Stade de France, principalement des supporters anglais. La FFF et l'UEFA ont confirmé la présence de 2 800 faux billets.