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Un élu municipal de Moscou jugé pour son opposition à la guerre en Ukraine risque 10 ans de prison

AlexeÏ Gorinov pendant son procès, le 21 juin 2022
AlexeÏ Gorinov pendant son procès, le 21 juin 2022 Tous droits réservés Alexander Zemlianichenko/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved
Tous droits réservés Alexander Zemlianichenko/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved
Par Laurence Alexandrowicz
Publié le Mis à jour
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Un député municipal qui avait refusé de qualifier la guerre en Ukraine d'"opération spéciale" est jugé à Moscou. Alexeï Gorinov avait aussi remis en cause l'organisation de festivités, dénonçant la mort d'enfants en Ukraine. Il risque 10 ans de prison.

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En Russie, on ne peut pas dénoncer la guerre en Ukraine, sous peine de poursuites, depuis une loi promulguée début mars. Ce politicien moscovite en fait les frais, mais persiste et signe. Sur son papier qu'il présente depuis sa cage de verre dans la salle d'audience, il a écrit "non à la guerre". Alexeï Gorinov est jugé pour avoir "diffusé de fausses informations". Agé de 60 ans, il a été arrêté le 26 avril par la police à Moscou et placé en détention provisoire. Le député municipal avait refusé de qualifier la guerre en Ukraine d'"opération spéciale." Il y a trois mois, lors d'une réunion de travail filmée, il avait remis en cause l'organisation de festivités, notamment un concours de dessins pour enfants, dénonçant la mort d'enfants en Ukraine.

"Au total, le nombre de personnes poursuivies uniquement au pénal approche les 200 dans tout le pays, explique Pavel Chikov, président du groupe international des droits de l'homme Agora. C'est plus que, par exemple, les cas de l'année dernière liés aux manifestations de défense d'Alexeï Navalny. Pour le premier semestre de 2022, nous avons le plus grand nombre d'affaires pénales à motivation politique dans le pays."

Alexeï Gorinov est accusé d'avoir agi "en groupe" avec une autre députée municipale moscovite, Elena Kotenotchkina, qui a quitté la Russie. Il risque 10 ans d'emprisonnement.

Amnesty appelle à sa libération immédiate.

Selon des militants des droits de l'homme, plus de 2 500 dossiers ont été ouverts en Russie pour discréditation des forces armées. L'amende prévue peut atteindre 50 000 roubles, presque 900 euros.

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