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La Hongrie chasse les vapoteuses jetables de plus en plus populaires chez les jeunes

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Par Etienne Paponaud
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Une cigarette électronique jetable.
Une cigarette électronique jetable.   -   Tous droits réservés  Marshall Ritzel/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.

En Hongrie, les cigarettes électroniques jetables sont de plus en plus populaires. Les vapoteuses jetables, appelées « Elfbars », sont souvent contrefaites. Elles proviennent principalement de Chine, de Slovaquie ou bien d'Europe occidentale où leur vente est légale. Ces dernières semaines, des stocks d'une valeur de 340 000€ ont été saisis en Hongrie.

Avec ou sans nicotine, les Elfbars sont considérées comme des produits tabagiques, qui ne peuvent être vendus que chez les buralistes. Mais un règlement adopté en 2020 par le gouvernement hongrois interdit la vente de produits à la fumée parfumée, entraînant de fait l’interdiction de la vente des vapoteuses.

« Le commerce a surtout lieu sur internet. Les vendeurs proposent le plus souvent leurs Elfbars sur les réseaux sociaux, dans des groupes fermés. Nos enquêteurs sont présents dans ces groupes via différents profils », explique Péter Kis, porte-parole de l'administration fiscale et des douanes.

Composition encore largement inconnue

Une stratégie marketing particulièrement efficace auprès de la clientèle adolescente. A Nagykovácsi dans les faubourgs de Budapest, Bálint Virág propose dans sa librairie un service de conciergerie qui permet à ses clients de recevoir des colis. Elle observe depuis le début de l'année une forte hausse des livraisons de sites dédiés au vapotage. Les destinataires sont quasi exclusivement des mineurs. « Un enfant m'a un jour demandé de compter son argent, parce qu'il n'était pas assez bon en maths. Je lui ai demandé : "Mais tu as quel âge ?" Il m'a répondu : " 12 ans" ! », raconte-t-elle.

Saveur vodka, pomme ou fraise, les Elfbars s'adaptent aux goûts des adolescents. Mais aucun test poussé n'a encore été mené en laboratoire pour connaître leur composition exacte. Seules certitudes : elles contiennent de la nicotine, du polyéthylène et de la glycérine, et sont susceptibles de développer une addiction chez les consommateurs.

Dans la rue, les Elfbars sont vendues jusqu'à 18 euros l'unité en Hongrie. Sept fois plus cher qu'en Allemagne où elles sont légales. Une aubaine pour les trafiquants. En Hongrie, des voix s'élèvent notamment chez les toxicologues pour appeler à leur légalisation, afin de réguler leur vente et ne pas laisser ce commerce aux mains des réseaux illégaux.