This content is not available in your region

"Nous n'avons nulle part où aller" : le douloureux retour d'une famille ukrainienne à Irpin

Access to the comments Discussion
Par Euronews
euronews_icons_loading
Mila Kagarlitsky témoigne
Mila Kagarlitsky témoigne   -   Tous droits réservés  AP Photo

Après avoir fui pendant trois mois, la famille Kagarlytski a souhaité retourner dans sa ville d'origine, Irpin. Mais leur maison était détruite.

Leur nouveau foyer se trouve dans un wagon. Lorsque Moscou a lancé son invasion en février, cette famille ukrainienne, s'est réfugiée dans le sous-sol de sa maison d'Irpin afin de se protéger des bombardements.

Mais lorsque les troupes russes ont progressé vers la capitale et occupé leur ville, elle a choisi de fuir : "C'était le dernier jour où nous pouvions partir en voiture. Le lendemain, toutes les communications ont été coupées", explique Mila Kagarlytski.

Nous n'avons nulle part où aller
Mila Kagarlytski
Habitante d'Irpin

Après avoir déménagé d'un endroit à l'autre, ils ont décidé de retourner à Irpin, notamment car leur fils Vlad voulait revoir ses amis : "J'aimerais vraiment retourner à l'école. Mes amis y sont, mon copain Timour, il est resté tout le temps à Irpin".

Mais après trois mois, la famille n'a retrouvé que du verre brisé et des décombres, là où se tenait sa maison. Aujourd'hui, les Kagarlytski vivent dans ce train, transformé en logement temporaire : "Nous sommes nourris trois fois par jour gratuitement. Il y a des douches, une cuisine et un restaurant. En général, les conditions sont bonnes. Mais combien de temps pourrons-nous rester ici ? Nous ne le savons pas. Pour l'instant, nous n'avons nulle part où aller".

Un avenir incertain que partagent 25 autres familles dans ces hébergements temporaires ; en attendant de pouvoir retrouver leur vie d'avant.