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Moscou et Kyiv ont utilisé des armes à sous-munitions pendant la guerre, selon un rapport

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Par Euronews
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Archives 2011 - Une arme à sous-munitions
Archives 2011 - Une arme à sous-munitions   -   Tous droits réservés  Mohammad Zaatari/AP2011

Durant les 6 mois de guerre en Ukraine, Kyiv et Moscou se sont accusées mutuellement d'utiliser des armes à sous-munitions. Un rapport publié ce jeudi par l'Observatoire des mines et des armes à sous-munitions confirme que les deux belligérants ont fait usage de ce type de bombes, particulièrement dangereuses pour les populations civiles. Mais la balance penche nettement du côté russe. 

"Des centaines d'attaques d'armes à sous-munitions menées par les forces russes ont été documentées, signalées ou auraient eu lieu en Ukraine cette année", indique ainsi l'Observatoire des armes à sous-munitions (Cluster Munition Coalition, CMC).

"Les forces ukrainiennes semblent également avoir utilisé l'arme à plusieurs reprises dans le conflit en cours", qui a débuté le 24 février avec l'offensive russe, écrit également l'organisme.

"Ce que nous voyons avec les chiffres, c'est qu'il y a eu près de 700 victimes de ces attaques au cours du premier semestre, ce qui est dramatique", explique Marion Loddo, responsable éditorial de l'Observatoire.

Comme le rappelle l'ONG Human Rights Watch, ni la Russie ni l'Ukraine n'ont adhéré à la convention interdisant ces armes. "La Russie et l'Ukraine devraient toutes deux rejeter les armes à sous-munitions et adhérer au traité international les interdisant", appelle Mary Wareham, Directrice du plaidoyer, division Armes de l'association. 

"L'utilisation massive par la Russie en Ukraine d'armes à sous-munitions internationalement interdites démontre un mépris flagrant pour la vie humaine, les principes humanitaires, et les normes juridiques", ajoute Mary Wareham. "Une condamnation sans équivoque de l'utilisation en cours d'armes à sous-munitions en Ukraine est crucial pour renforcer la stigmatisation de ces armes et mettre fin à la menace qu'elles représentent".

Ce rapport de 100 pages est publié alors que les États parties à la convention se préparent pour leur réunion annuelle, qui aura lieu du 30 août au 2 septembre, aux Nations Unies à Genève.

Les armes à sous munition sont des conteneurs transportant de nombreux autres projectiles explosifs, qui se dispersent sur de larges zones. Une part importante de ces bombes n'explose pas tout de suite et présente ainsi une menace à long terme pour les populations.

La convention interdisant leur utilisation et leur production a été signée par 110 pays depuis 2008.