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Élections italiennes : en France, la gauche et le centre s'inquiètent, l'extrême-droite jubile

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Par Margaux Racaniere
De gauche à droite, Eric Zemmour, Elisabeth Borne, Anne Hidalgo, Marine le Pen. Les leaders politiques français se sont exprimés à la suite des élections italiennes
De gauche à droite, Eric Zemmour, Elisabeth Borne, Anne Hidalgo, Marine le Pen. Les leaders politiques français se sont exprimés à la suite des élections italiennes   -   Tous droits réservés  AP Photo   -  

Ce dimanche, le parti d'extrême-droite Fratelli d'Italia est arrivé en tête des élections législatives avec 26% des voix. La coalition de droite (composée du parti de Silvio Berlusconi Forza Italia, de celui de Matteo Salvini, la Ligue, avec les Fratelli d'Italia) devrait obtenir la majorité des voix et permettre à Giorgia Meloni d'accéder au poste de Première ministre d'Italie.

La députée italienne défend une position nationaliste conservatrice et s'est montrée critique vis-à-vis du droit à l'avortement et du mariage homosexuel. Des positions qui n'ont pas manqué d'inquiéter du côté de la gauche et du centre français.

Quelques semaines avant la victoire des  Fratelli d'Italia, le secrétaire général du parti présidentiel "Renaissance", Stéphane Séjourné, président du parti Renew Europe au Parlement européen avait rappelé les influences fascistes dans les prises de position de Giorgia Meloni.  

Ce matin, interrogée sur BFMTV, la Première ministre française Élisabeth Borne s'est engagée à rester attentive au "respect" des droits humains et au droit à l'avortement en Italie, en s'alignant sur la position de la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen.

Le centriste haut commissaire au plan François Bayrou, et l'écologiste Yannick Jadot ont commenté une "vague de dérive" pour le premier et des "pulsions de haine" pour le deuxième. Il serait selon eux de la responsabilité des politiques de répondre aux inquiétudes des peuples et de leur montrer un autre chemin face à la montée du populisme.

Côté gauche et extrême-gauche, la candidate socialiste à l'élection présidentielle et maire de Paris Anne Hidalgo a dénoncé une "triste journée pour l'Europe" sur son compte Twitter, et appelé à une "mobilisation sans faille des démocrates".

Le chef de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas encore exprimé mais il avait soutenu le parti de gauche l'Union populaire (1,9% des voix aux élections législatives), affirmant qu'il n'allait pas "rester dans son lit" alors que le parti se battait "contre les fascistes".

Une extrême-droite qui se félicite de cette victoire

Marine Le Pen ,présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, a félicité Giorgia Meloni et Matteo Salvini pour leur victoire électorale, qu'elle interprète comme une victoire contre l'Union européenne.

Éric Zemmour, autre ancien candidat d'extrême droite à la présidentielle comme Marine Le Pen, a également encensé les résultats électoraux des Fratelli d'Italia, qu'il voit comme une inspiration pour ce qui pourrait arriver en France.

Du côté du parti de droite traditionnelle Les Républicains, peu de dirigeants ont pris la parole pour commenter les élections italiennes. Invité de Sud Radio, le député européen François-Xavier Ballamy a refusé le terme de "pro-fasciste" pour qualifier les Fratelli d'Italia, en rappelant la proximité idéologique entre son parti et Forza Italia, qui fait également partie de la coalition.

Il a appelé à "écouter les citoyens" qui s'opposent aux politiques de l'Europe, tout en n'envisageant pas d'union avec l'extrême-droite sur le modèle de l'Italie.

Sources additionnelles • AFP