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Législatives en Italie : les gagnants et les perdants du scrutin

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Par Euronews  avec AFP
De g. à dr. : Enrico Letta, Silvio Berlusconi, Giorgia Meloni, Giuseppe Conte et Matteo Salvini
De g. à dr. : Enrico Letta, Silvio Berlusconi, Giorgia Meloni, Giuseppe Conte et Matteo Salvini   -   Tous droits réservés  Photos AP   -  

Quelles leçons tirer des élections générales en Italie ? Notre analyse des résultats des principaux partis politiques.

La Ligue de Matteo Salvini en chute libre

La victoire de la coalition "droite-extrême droite" en Italie a un goût amer pour Matteo Salvini. Son parti populiste La Ligue n'obtient pas plus de 9% des suffrages, très loin des 34% obtenus en 2019 lorsque la formation nationaliste et anti-migrants était arrivée en tête des élections européennes. Un camouflet pour l'ex-ministre italien de l'Intérieur qui a vu s'éloigner une partie de son électorat davantage séduit par Georgia Meloni. Après ces élections, les militants de la Ligue pourraient aspirer à du changement.

Silvio Berlusconi consolide sa base

De son côté, Silvio Berlusconi, l'autre figure de la coalition droite-extrême droite, consolide sa base électorale. Son parti "Forza Italia" recueille 8% voix, suffisant pour permettre à la droite modérée de peser dans un éventuel gouvernement dirigé par la cheffe de Fratelli d'Italia.

Le Mouvement 5 étoiles toujours là, mais en recul

Troisième force politique du pays avec 15% des voix, le Mouvement 5 étoiles a reculé de moitié par rapport aux élections générales de 2018. L'ancien Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a été particulièrement plébiscité dans le sud du pays. Historiquement anti-système, le M5S fondé par Beppe Grillo a pris sous Conte un virage plus modéré. L'avenir du parti s'écrit encore en pointillé.

Le Parti démocrate, première force d'opposition

Enfin, le Parti démocrate (PD) devient après ces élections la première force d'opposition du pays. Crédité de moins de 20% des voix, le parti de gauche, emmené par Enrico Letta, n'a pas réussi à susciter un vote utile pour faire barrage à l'extrême droite. Le PD a qualifié la victoire de Georgia Meloni de "jour triste pour l'Italie."