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Bulgarie : le parti de Boïko Borissov arriverait en tête des législatives

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Par Euronews  avec AFP
Malmené à l'été 2020 par des manifestations massives contre la corruption, Boïko Borissov est isolé au sein de la classe politique.
Malmené à l'été 2020 par des manifestations massives contre la corruption, Boïko Borissov est isolé au sein de la classe politique.   -   Tous droits réservés  Photo : NIKOLAY DOYCHINOV (AFP)   -  

Le parti de l'ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov est arrivé en tête des législatives dimanche, selon des sondages de sortie des urnes, une première place qui ne lui garantit cependant pas un retour au pouvoir.

L'image du colosse Boïko Borissov est en effet ternie. Malmené à l'été 2020 par des manifestations massives contre la corruption, il est isolé au sein de la classe politique et risque d'avoir du mal à trouver un partenaire, selon certains analystes.

Sa formation conservatrice Gerb a recueilli environ 25% des suffrages, devant "Continuons le changement" (CC) de son rival centriste Kiril Petkov (autour de 19%), selon les chiffres donnés par plusieurs instituts.

Parlement fragmenté

Son rival Kiril Petkov a d'ores et déjà refusé toute alliance avec celui qui incarne à ses yeux "le passé corrompu" de la Bulgarie.

Kiril Petkov, ancien entrepreneur de 42 ans formé à Harvard et qui a débarqué en 2021 sur la scène politique bulgare, a été renversé en juin dernier par une motion de censure, gouvernant sept mois au total.

Prêt à poursuivre le travail, il avait exhorté les Bulgares à confirmer leur choix "d'une Bulgarie nouvelle, prospère". Il n'aura pas été complètement entendu.

Avec ses deux alliés, les socialistes (11%) et Bulgarie démocratique (8%), "ils n'auront pas assez de députés pour former un gouvernement", analyse la directrice de l'institut Alpha Research, Boriana Dimitrova, interrogée par l'AFP.

Avec qui peut s'allier Gerb ?

Elle prédit "de longues négociations" et ne se montre pas optimiste sur la perspective d'une coalition stable, tant le Parlement est "fragmenté".

Resterait la possibilité pour Gerb de s'allier avec le parti de la minorité turque MDL (de 12 à 14%), voire avec la formation Vazrajdane (Renaissance), ultra-nationaliste et proche du Kremlin (10%).

"Une coalition mathématiquement possible mais socialement inacceptable" du fait des fortes divergences entre ces trois forces, souligne Mme Dimitrova.

C'est la quatrième fois en 18 mois que les Bulgares étaient appelés à élire leur Parlement - une période d'instabilité politique sans précédent depuis la fin du communisme en 1989.