Ukraine : nouveau revers pour l'armée russe, chassée de la ville stratégique de Lyman

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Par Euronews  avec AFP
Des soldats ukrainiens célébrant la reconquête de Lyman, le 2 octobre 2022
Des soldats ukrainiens célébrant la reconquête de Lyman, le 2 octobre 2022   -   Tous droits réservés  81 Airborne Brigade via Reuters

"Gloire à l'Ukraine, gloire aux héros", crient des soldats ukrainiens célébrant la reconquête de la ville de Lyman.

Un nœud ferroviaire stratégique

Lyman constitue un nœud ferroviaire stratégique dans l'oblast de Donetsk, l'une des quatre régions récemment annexée par la Russie qui perd ainsi une importante voie d'approvisionnement pour ses troupes au sud.

En arrière plan, sur le toit d'un bâtiment de Lyman, des soldats se débarrassent des drapeaux russes. Des images qui symbolisent les succès répétés de la contre-offensive ukrainienne lancée début septembre dans le nord-est du pays.

Voloydymr Zelensky a assuré que d'autres drapeaux ukrainiens flotteraient bientôt à nouveau sur le Donbass : "Depuis 12h30, Lyman est complètement libérée. Je remercie nos troupes, nos militaires. Gloire à l'Ukraine !", a déclaré dans une vidéo Volodymyr Zelensky.

Moscou priorise la défense des régions annexées

De son côté, l'armée russe a affirmé avoir détruit sept dépôts d'artillerie et de missiles dans les régions de Kharkiv, Zaporijjia, Mykolaiv et Donetsk.

Selon l'Institut pour l'étude de la guerre, basé à Washington, Moscou priorise désormais la défense des territoires occupés dans le sud-est de l'Ukraine. La récente annexion de quatre régions, non reconnue par le communauté internationale, a été jugée légale par la Cour constitutionnelle russe. Elle doit désormais être ratifiée par la Douma.

Par ailleurs, le bilan d'un bombardement vendredi sur un convoi de véhicules civils dans la région de Zaporijjia a grimpé dimanche à 31 morts. Kyiv a évoqué trois missiles tirés par l'armée russe.

L'Ukraine a en outre condamné la "détention illégale" du directeur général de la centrale nucléaire de Zaporijjia arrêté pour une raison encore inconnue par la Russie qui contrôle le site.