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Pénuries de carburant en France : grève reconduite, réunion d'urgence à Matignon

Des véhicules devant une station essence de TotalEnergies près de Lyon le 10 octobre 2022.
Des véhicules devant une station essence de TotalEnergies près de Lyon le 10 octobre 2022. Tous droits réservés JEFF PACHOUD/AFP or licensors
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Par Camille Pauvarel
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Les salariés du groupe TotalEnergies sont en grève depuis le 27 septembre pour demander une hausse des salaires. Un tiers des stations françaises sont en pénurie de carburant.

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En France, un tiers des stations services manquent d'au moins un carburant. En cause : le mouvement de grève pour la hausse des salaires au sein du groupe TotalEnergies en place depuis deux semaines. Ce lundi 10 octobre, la CGT, l'un des syndicats de la compagnie pétrolière, a annoncé la reconduction de la grève jusqu'au mardi 11 octobre ainsi qu'une extension du mouvement à une quinzaine de stations-services autoroutières.

À Lille, dans le nord de la France, des dizaines d'usagers de la route se sont rués vers la seule station essence ouverte en centre-ville ce lundi matin. "J’ai eu beaucoup de soucis j’ai même pensé à aller plus loin vers la Belgique parce que ça fait trois jours que je n’arrête pas de regarder l’application pour le carburant, et je vois qu’il n’y a presque pas, et de l’attente de trois heures.", explique Carla étudiante infirmière qui attend déjà depuis une heure dans la longue file de voitures.

D'autres comme Lahssen Boussalah, comprennent les revendications du mouvement : "Total devrait un petit peu regarder la situation qui est difficile pour tout le monde, avec plus de 16 milliards de bénéfice, redistribuer pour que ça cesse, parce que là on peut plus tout le monde paye, on est tous quelque part en train de subir les conséquences de cette grève.", indique l'informaticien faisant référence au 16 milliards de dollars de bénéfices enregistré par le groupe français en 2021.

Dimanche 9 octobre, le groupe français a proposé des négociations dans le mois en échange de l'arrêt du mouvement. Une proposition qualifié de chantage de chantage par la CGT qui demande une augmentation de 10% des salaires dès le 1er janvier alors que TotalEnergies a engrangé un bénéfice de plus de 10 milliards d'euros au premier semestre de 2022.

Ce 10 octobre, Emmanuel Macron a appelé la direction les syndicats à la "responsabilité". En ajoutant que le "blocage" 'n'était pas une façon de négocier.

Une réunion d'urgence autour de la première ministre, Elisabeth Borne a été arrangée lundi 10 octobre au soir.

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