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Appel d'une ONG à protéger la sportive iranienne Elnaz Rekabi

La sportive Elnaz Rekabi photographiée par le ministère iranien des Sports et de la Jeunesse, aux côtés du ministre Hamid Sajjadi, à Téhéran, le 19 octobre 2022.
La sportive Elnaz Rekabi photographiée par le ministère iranien des Sports et de la Jeunesse, aux côtés du ministre Hamid Sajjadi, à Téhéran, le 19 octobre 2022. Tous droits réservés AP/AP
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Par Euronews avec AFP
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Une ONG de défense des droits humains a appelé vendredi à protéger la sportive iranienne Elnaz Rekabi, rentrée à Téhéran après avoir pris part sans voile à une compétition en Corée du Sud.

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Une ONG de défense des droits humains a appelé vendredi à protéger la sportive iranienne Elnaz Rekabi, rentrée à Téhéran après avoir pris part sans voile à une compétition en Corée du Sud.

La participation de cette sportive de 33 ans aux championnats d'Asie d'escalade, avec seulement un bandana sur la tête, avait été interprétée comme un geste de solidarité avec les manifestations déclenchées le 16 septembre par la mort de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini. Celle-ci est décédée trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict d'Iran, prévoyant le port du voile en public.

Le Center for Human Rights in Iran (CHRI), un groupe basé à New York, a appelé la Fédération internationale d'escalade "à travailler avec des organisations de défense des droits humains pour protéger #ElnazRekabi et tous les athlètes iraniens". "Le gouvernement iranien est connu pour sa politique de détentions, de mutilations et de meurtre de ceux qui s'opposent à lui", a ajouté le groupe sur Twitter.

La chaîne BBC Persian, basée à Londres, a indiqué qu'Elnaz Rekabi n'était pas rentrée chez elle et avait été "forcée à faire des aveux" après son retour de Séoul à Téhéran où elle a été accueillie en héroïne par ses partisans à l'aéroport. "Elle a été retenue à l'académie nationale olympique, sous la surveillance d'officiers en civil, jusqu'à ce qu'elle rencontre le ministre" des Sports, Hamid Sajjadi, a ajouté BBC Persian.

Selon BBC Persian et Iran International, une autre chaîne en langue persane basée à Londres, Elnaz Rekabi a été assignée à résidence. Elle est en état d'arrestation dans sa ville natale de Zanjan, au nord-ouest de Téhéran, et son téléphone portable a été confisqué, a ajouté Iran International. Ces informations n'ont pas été pu être vérifiées dans l'immédiat. La sportive a également été menacée de la saisie d'une propriété appartenant à sa famille d'une valeur de 312 000 dollars, à moins de "faire ces aveux", selon BBC Persian.

Le site d'informations Iran Wire a affirmé qu'Elnaz Rekabi s'était rendue à l'ambassade d'Iran à Séoul après avoir été "piégée" par le directeur de la Fédération iranienne d'escalade, qui lui avait promis un retour sécurisé en Iran si elle remettait son téléphone et son passeport.

A deux reprises, Elnaz Rekabi a présenté des "excuses" et expliqué notamment que son foulard avait glissé par erreur. Mais des militants des droits humains ont estimé que ces déclarations, devant la presse et sur les réseaux sociaux, avaient pu être obtenues sous la pression.

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