Les ministres des Affaires étrangères de l’UE approuvent une série de sanctions contre l’Iran

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Par Euronews
Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell
Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell   -   Tous droits réservés  John Thys/(c) Pool AFP/AP

L'Union européenne sanctionne 11 personnalités iraniennes et 4 entités responsables de violations de droits de l'homme et impliquées dans la mort de l'Iranienne Mahsa Amini. La police des mœurs, les forces de l'ordre et le ministre des Technologies de l'information et des communications, impliqué pour avoir décidé la fermeture d’Internet, sont sur cette liste.

Les personnes visées feront l'objet d'un gel des avoirs et d’une interdiction de visa. Les Etats membres appellent à la mise en place d'une enquête complète sur la mort de la jeune femme. Les organisations de défense des droits de l'homme parlent d’un pas dans la bonne direction mais ces sanctions ne sont pas suffisantes car elles n'atteindront pas les personnes ciblées.

"Etant donné la gravité des crimes commis en Iran et les revendications radicales qui sont exprimées par les manifestants, il est très important que la communauté internationale aille au-delà de ces sanctions et des déclarations sans blessure qui demandent simplement aux autorités de réprimer l'usage de la force ou de mener des enquêtes", explique l’avocat iranien pour Amnesty International Raha Bahreini.

L'UE, les drones iraniens et l'armée russe

L'Union européenne envisage aussi de prendre des mesures contre Téhéran concernant d'éventuelles exportations de drones employés par la Russie en Ukraine. Kyiv assure que certaines des attaques russes de ces derniers jours ont été menées à l'aide de ces appareils, des accusations rejetées par le régime iranien.

"Nous suivons avec grande attention l'usage des drones, nous rassemblons des preuves et nous serons prêts à réagir", assure le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Cette question intervient à un moment particulièrement délicat dans les relations entre l'Iran et l'Occident. L'Union européenne essaie en effet dans le même temps de sauver l'accord sur le nucléaire iranien.