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Scandale au Parlement européen : Roberta Metsola veut restaurer la confiance

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, en marge d'un sommet de l'UE à Bruxelles, jeudi 15 décembre 2022.
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, en marge d'un sommet de l'UE à Bruxelles, jeudi 15 décembre 2022. Tous droits réservés Photo : Olivier Hoslet (Copyright 2022 The AP. All rights reserved)
Tous droits réservés Photo : Olivier Hoslet (Copyright 2022 The AP. All rights reserved)
Par Euronews avec AFP
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La présidente du Parlement européen a annoncé jeudi des réformes "d'ampleur" pour 2023, à la suite du scandale de corruption présumée impliquant le Qatar qui ébranle cette institution.

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La présidente du Parlement européen Roberta Metsola a annoncé jeudi des réformes "d'ampleur" pour 2023, à la suite du scandale de corruption présumée impliquant le Qatar qui ébranle cette institution.

"Je suis en train de mettre au point un paquet de réformes d'ampleur qui sera prêt au début de l'année prochaine", a-t-elle déclaré lors d'un sommet européen à Bruxelles, mentionnant en particulier le renforcement de la protection des lanceurs d'alerte et l'interdiction des groupes d'amitié non officiels avec des pays tiers.

"Il y a des lacunes qui doivent être comblées, en ce qui concerne par exemple les activités d'anciens membres du Parlement européen, les inscriptions sur le registre de transparence, les personnes autorisées à entrer au Parlement européen", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.

Réunis en session plénière à Strasbourg, les eurodéputés ont de leur côté voté à la quasi-unanimité un texte dans lequel ils demandent "instamment la suspension des titres d'accès des représentants d'intérêts qatariens" le temps des enquêtes judiciaires. Cette décision doit ensuite être prise par la présidente du Parlement européen.

A Bruxelles, Roberta Metsola a déjà précisé que l'ONG "No Peace Without Justice", qui est "présumée liée à l'enquête en cours", avait vu son accès suspendu.

Le Parlement européen a déchu mardi de sa vice-présidence l'eurodéputée grecque Eva Kaili, soupçonnée d'être impliquée dans ce scandale et actuellement détenue. Son compagnon, Francesco Giorgi, est également en détention préventive, de même que l'ancien eurodéputé Pier-Antonio Panzeri.

Un troisième homme, Niccolo Figa-Talamanca, responsable de l'ONG "No Peace Without Justice", devait être libéré moyennant le port d'un bracelet électronique.

Se disant "consterné(s)" par ces actes présumés de corruption et de blanchiment d'argent, les eurodéputés ont aussi décidé de suspendre "tous les travaux sur les dossiers législatifs relatifs au Qatar", en premier lieu ceux concernant une libéralisation des visas pour le Qatar et le Koweit et un accord sur l'aviation.

A l'issue de l'enquête judiciaire, les parlementaires se sont engagés aussi à "créer une commission d'enquête (...) sur les cas de corruption et d'abus de pays tiers" pour influencer le Parlement européen.

En réponse à une question, Roberta Metsola a indiqué en conférence de presse avoir décliné une invitation du Qatar à assister à la Coupe du monde de football. "J'ai refusé parce que j'ai des préoccupations à propos de ce pays", a-t-elle dit.

Elle a précisé avoir eu "deux rencontres avec des représentants du gouvernement qatari à Bruxelles", et avoir "refusé" une demande de la part de ce pays de s'adresser au Parlement européen.

Doha a démenti être impliqué dans des tentatives de corruption.

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