Le gouvernement britannique accusé de transphobie

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Par Euronews
Une photo publiée par le Parlement britannique et prise le 17 janvier 2023 du Secrétaire d'État pour l'Écosse
Une photo publiée par le Parlement britannique et prise le 17 janvier 2023 du Secrétaire d'État pour l'Écosse   -  Tous droits réservés  JESSICA TAYLOR/AFP

Le gouvernement britannique accusé de transphobie. En cause, le blocage d’une loi pourtant adoptée en Écosse, visant à faciliter l’auto identification des personnes transgenres, sans avoir besoin de diagnostic médical.

Pour Londres, cette législation pourrait avoir un impact sur la loi sur l’égalité, qui s’applique à l’ensemble de la Grande-Bretagne.

Pour Owen Hurcum, militant pour les droits des personnes transgenres, "ils mentent quand ils disent qu'il s'agit d'autre chose que de transphobie… Il n'y a rien dans cette loi qui annulera ou endommagera la loi sur l'égalité telle qu'elle existe au Royaume-Uni."

"Voir le gouvernement britannique intervenir pour empêcher l'Écosse d'améliorer sa réforme de la reconnaissance du genre, cela revient à__dire que le gouvernement britannique est tellement déterminé à ne pas laisser les droits des transgenres s'améliorer au Royaume-Uni qu'il est prêt à nuire à sa réputation et à sa relation avec l'Ecosse pour le faire." ajoute Laura Dale, manifestante pour les droits des personnes transgenres.

Le gouvernement britannique s’apprête à utiliser l'article 35 pour annuler un projet de loi adopté par le Parlement écossais, pour la première fois depuis la création de ce dernier en 1999.

Nous estimons que le projet de loi aurait un impact négatif grave, entre autres, sur le fonctionnement de la loi sur l'égalité de 2010. Ces effets négatifs comprennent des impacts sur le fonctionnement des clubs, associations et écoles non mixtes, et des protections telles que l'égalité de rémunération.
Alister Jack
Secrétaire d'État pour l'Écosse

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a accusé Londres de lancer une "attaque directe contre l'institution du Parlement écossais". Elle affirme que la question "finira inévitablement devant la Cour suprême".