Séisme en Turquie et Syrie : des gouvernements désœuvrés face à une catastrophe humanitaire

Des bâtiments détruits vus d'en haut à Antakya, dans le sud-est de la Turquie, jeudi 9 février 2023.
Des bâtiments détruits vus d'en haut à Antakya, dans le sud-est de la Turquie, jeudi 9 février 2023. Tous droits réservés Hussein Malla/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par Euronews
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Le président turc a reconnu une lenteur dans la prise en charge des victimes du tremblement de terre de lundi 6 février. Les casques blancs syriens qui dirigent en grande partie les secours ont déploré le manque d'aide.

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Le président turc était ce vendredi 10 février dans la ville d’Adiyaman à une centaine de kilomètres de l’épicentre du puissant séisme où des milliers de bâtiment se sont effondrés. Fortement critiqué pour la lenteur de la réaction de l'Etat, Recep Tayyip Erdogan effectue depuis trois jours, une tournée dans les zones affectées, il a admis des difficultés dans la gestion de cette catastrophe.

"Malheureusement, notre travail a été très difficile car l'effet dévastateur du tremblement de terre s'est étendu à 10 provinces et à une zone de 500 kilomètres.", a justifié le dirigeant turc. "Les destructions ont affecté tellement d'immeubles (...) que malheureusement, nous n'avons pas pu conduire nos interventions aussi vite qu'espéré", a aussi expliqué le chef de l'Etat.

M. Erdogan avait déjà reconnu mercredi des "lacunes" dans la réponse apportée au séisme, ajoutant qu'il est "impossible d'être préparé à un désastre pareil".

Au pouvoir depuis 2014 et alors qu'il souhaite se présenter à nouveau aux élections de mai, Recep Tayyip Erdogan est fortement critiqué par les rescapés pour la lenteur des secours. À Adiyaman, l'un d'entre eux, Mehmet Yildirim, a déclaré jeudi à l'AFP n'avoir vu "personne", "pas d'Etat, pas de police, pas de soldats" avant "14H00 le deuxième jour du séisme", soit 34 heures après la première secousse, accusant les autorités d'avoir laissé la population "livrée à elle-même".

Avec un bilan encore provisoire d’environ 23 000 morts en Turquie et en Syrie, l’aide humanitaire internationale se déploie de toutes parts. La Grèce a rapidement envoyé des dons à la Turquie malgré des tensions migratoires entre les deux pays et l’Ukraine elle-même en pleine crise humanitaire à cause de la guerre a mobilisé des secouristes. 

La lenteur des secours est aussi décriée en Syrie où un deuxième convoi d'aide de l'ONU est arrivé vendredi dans le nord sous contrôle des rebelles. Dans cette région aussi dévastée par le séisme, les Casques blancs qui dirigent en grande partie les secours ont dénoncé "le crime" que constitue ce manque d'assistance.

Selon l'ONU, en Syrie, 5,3 millions de personnes pourraient se retrouver sans abri.

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