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Les enfants, victimes oubliées des violences conjugales

391 orphelins et victimes de violences domestiques ont été recensés en Espagne depuis 2013
391 orphelins et victimes de violences domestiques ont été recensés en Espagne depuis 2013 Tous droits réservés Paul White/AP
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Par Jaime Velazquez & Euronews
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👧On les oublie souvent mais eux aussi sont des victimes des violences conjugales. Les enfants sont au cœur des conflits domestiques. Reportage en Espagne.

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On les oublie souvent mais eux aussi sont des victimes des violences conjugales. Les enfants sont pourtant au cœur des violences conjugales. Reportage en Espagne.

Joshua Alonso a perdu sa mère il y a six ans, tuée par son ex-compagnon. À l'âge de 25 ans, le jeune homme a dû s'occuper de son petit frère âgé de huit. Ils comptent parmi les 391 orphelins et victimes de violences domestiques recensés en Espagne depuis 2013.

Il raconte au micro d'Euronews "Lorsque j'entends parler de violence sexiste, et surtout d'orphelins touchés par cette violence, je me demande si les choses sont faites correctement pour ces enfants?"

Joshua travaille aujourd'hui avec des enfants pour déconstruire les stéréotypes de genre. Il se bat aussi afin de faire avancer les droits des enfants orphelins, victimes méconnues de la violence sexistes. Il ajoute "_c__e sont les grands oubliés. Pourquoi ? _Parce qu'ils ne peuvent pas s'exprimer". 

Ce n'est qu'en 2015 que ces orphelins ont été reconnus comme des victimes directes de la violence de genre. Depuis, et après des années de luttes, ils sont parvenus à obtenir une pension. 

"La chose la plus importante est de s'assurer que le développement personnel, émotionnelet surtout l'éducation soient garantis et l'autonomie future de ces enfants soit affectée le moins possible" explique Marisa Soleto, Directrice de la Fondation des femmes en Espagne. "_En d'autres termes, nous n'avons pas réussi à protéger leurs mères, mais nous avons la responsabilité socialede veiller à ce que ces personnes _ne deviennent pas pauvres". 

Traumatisme d'une vie

Mais les réparations économiques ne suffisent pas. Fanny Sánchez Juan, psychologique clinicienne, travaille avec ces rescapés de la violence sexiste pour les aider à surmonter un traumatisme avec lequel ils devront apprendre à vivre pour le reste de leur vie.

"_La première des pertes est celle de la mère. Bien sûr, c'est le lien le plus important _la confiance et l'attachement le plus fort", décortique Fanny Sánchez Juan. "_En plus, vous perdez un père. La personne que nous appelons père. Mais je pense qu'il est important de souligner une distinction : celui qui tue votre mère n'est pas un père. _Un enfant perd tout ce qui le soutenait".

Des mots et des témoignages qui résonnent particulièrement ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes. 

Ce mercredi, le mouvement féministe descend à nouveau dans la rue pour réclamer la fin de la violence machiste. Mais malgré tous les efforts, 2023 est déjà une année tragique. 10 femmes ont été tuées et 14 enfants sont devenus orphelins à cause de la violence de genre.

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