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Manifestations en Géorgie : le Parlement révoque le projet de loi controversé

Manifestants dans les rues de Tbilissi, le 9 mars 2023
Manifestants dans les rues de Tbilissi, le 9 mars 2023 Tous droits réservés ZURAB TSERTSVADZE/AFP
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Par euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Le Parlement géorgien est revenu sur le vote d'un projet de loi qui avait déclenché d'importantes manifestions dans le pays, la rue dénonçant un texte "liberticide".

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C'est un revirement en Géorgie. Les députés ont rejeté ce vendredi un projet de loi controversé. Ce texte était dénoncé comme la copie d'une loi russe répressive sur les "agents de l'étranger" et avait déclenché cette semaine d'importantes manifestations d'opposition dans ce pays du Caucase.

Lors d'une session au Parlement, 35 députés, sur les 36 votants, ont refusé le texte en deuxième lecture, alors qu'il avait été adopté mardi en première lecture, suscitant un mouvement de protestations et une série de condamnations occidentales.

Face à la contestation, le parti au pouvoir, Rêve géorgien, avait fait marche arrière et annoncé jeudi qu'il allait retirer le projet de loi.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont néanmoins à nouveau rassemblées ce jeudi soir à Tbilissi, la capitale, pour une troisième soirée consécutive de manifestations. Quelques heures auparavant, les autorités avaient annoncé la libération de nombreuses personnes qui avaient été arrêtées lors des rassemblements des 7 et 8 mars.

La Géorgie, une ex-république soviétique défaite lors d'une courte guerre contre la Russie en 2008, ambitionne officiellement de rejoindre l'Union européenne et l'Otan.

VANO SHLAMOV/AFP
Manifestantes défendant des positions pro Union européenne devant le Parlement géorgien, à Tbilissi, le 10 mars 2023VANO SHLAMOV/AFP

Cette orientation avait été prise après la "révolution des roses" de 2003 qui avait hissé au pouvoir le pro-occidental Mikheïl Saakachvili, désormais opposant et emprisonné.

Mais plusieurs mesures du gouvernement actuel, comme le projet de loi sur les "agents de l'étranger", ont jeté le doute sur le maintien des aspirations pro-occidentales, l'opposition l'accusant de soutenir Moscou.

Ce projet de loi avait été condamné par Bruxelles. De plus, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell, avait indiqué ce mardi que ce texte allait "à l'encontre de l'objectif déclaré de la Géorgie d'adhérer à l'UE". 

Le Kremlin a, lui, dit voir ce vendredi "la main" des Etats-Unis derrière le "sentiment antirusse" à l'origine selon lui de ces manifestations .  

En référence à une déclaration ce jeudi depuis New York de la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili soutenant les manifestants, le porte-parole du Kremlin a souligné qu'elle "s'adresse à son peuple non pas depuis la Géorgie, mais depuis l'Amérique". Cela est le signe que "la main bien visible de quelqu'un cherche à provoquer un sentiment antirusse", a ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

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